Quinze à dix-huit ans requis contre l'épouse meurtrière

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« Ce n'est pas un suicide par procuration. Ce crime a bien une dimension passionnelle. » Hier, devant la cour d'assises du Rhône, l'avocat général Jean-Olivier Viout a requis une peine de quinze à dix huit ans de réclusion à l'encontre de Géraldine Genin, accusée du meurtre de son mari Patrice. La jeune femme a finalement reconnu devant les jurés ne pas l'avoir tué d'une balle dans la tête parce qu'il le lui aurait demandé comme un geste d'amour.

En août 2004, dans leur logement de Chaponost, elle avait mis en scène un suicide sur les lieux du crime. Mais l'analyse balistique irréfutable l'avait poussée aux aveux face aux policiers. Cette belle brune de 38 ans, « immature » selon les psychiatres, n'aurait trouvé que cette solution radicale pour mettre fin à une vie de couple échangiste, noctambule et toxicomane, instaurée par son mari. « Ils menaient une vie de jet-set, » souligne un expert.

Depuis quelque temps, le couple formait, à l'initiative de Patrice, un ménage à trois avec Franck B., auquel Géraldine s'était attachée. Une situation devenue une « impasse », pour elle. Franck B. travaillait avec le couple Genin au Croûton, un restaurant réputé que tenait la victime à Chaponost. Le verdict était attendu tard dans la soirée.

Dalya Daoud