Le LOU n'a pas été à la hauteur de ses ambitions

Stéphane Marteau

— 

Pour sa première saison à Lyon, Sébastien Chabal n'a pas réussi à mener le LOU dans l'élite du rugby français.
Pour sa première saison à Lyon, Sébastien Chabal n'a pas réussi à mener le LOU dans l'élite du rugby français. — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Un flop monumental. Ainsi peut-on résumer la saison du LOU, qui a vu s'envoler ses derniers espoirs de disputer les barrages d'accession au Top 14 en s'inclinant dimanche, à Dax (29-5). «Mathématiquement, c'est encore possible, mais cela ne dépend plus de nous», souligne Yann Roubert. Toutefois, le président du LOU ne se fait plus d'illusions et ne s'explique pas cette déroute en terre landaise. «Je ne crois pas à une démission des joueurs qui, en cas de victoire, avaient l'occasion de se rapprocher d'Aurillac. S'ils avaient voulu lâcher, ils auraient pu le faire bien avant.»

Le successeur d'Yvan Patet attend du groupe qu'il «relève la tête lors des deux dernières journées». Mais cela n'atténuera pas la sensation de gâchis qui prédomine. Car le LOU s'était donné les moyens pour retrouver l'élite du rugby français. Doté du plus gros budget de Pro D2 (15 millions d'euros) et fort d'un recrutement clinquant symbolisé par les arrivées de Sébastien Chabal et de Lionel Nallet, le club lyonnais a notamment été plombé par une succession de mauvais résultats durant l'hiver (un seul succès entre la 14e et la 21e journée).

Le LOU remet donc à la saison prochaine ses espoirs de montée. Et il entend y parvenir avec un effectif quasi identique. «Il y aura assez peu de recrues, annonce Yann Roubert. Quatre ou cinq devraient nous rejoindre. Mais nous ferons en sorte qu'elles soient de qualité afin qu'elles apportent une vraie plus-value.» Il n'en demeure pas moins que le prochain manager du club, l'Australien Tim Lane, aura la lourde tâche de remettre sur la voie du succès un groupe qui vient de vivre deux saisons marquées par des échecs cinglants.