La chasse aux nids de poule

Elisa Riberry

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De nombreux nids de poule sont visibles sur les routes du Grand Lyon.
De nombreux nids de poule sont visibles sur les routes du Grand Lyon. — C. Villemain / 20 minutes

Le phénomène n'est pas nouveau mais devrait être amplifié cette année par les conditions météo peu clémentes de ces derniers mois. Comme tous les ans, au moment du dégel, les agents de la voirie du Grand Lyon ont commencé récemment à sillonner les rues de l'agglomération pour vérifier l'état de la chaussée. Et d'après les premiers retours, l'hiver, long et froid, marqué par plusieurs épisodes de neige et de gel, a laissé des traces.

Un nouveau traitement préventi


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«Nous n'avons pas encore recensé tous les dégâts. Mais d'après les informations des agents, il devrait y avoir davantage de nids de poule à combler cette année», indique Jean-Philippe Laplanche, directeur adjoint à la voirie, chargé du secteur proximité. La formation de ces trous dans le bitume, ennemis jurés des motards, est favorisée par l'humidité et le froid, cocktail explosif pour les chaussées. «Il suffit qu'il y ait la moindre petite fissure dans la chaussée pour que l'eau s'y infiltre. Et avec le gel, la chaussée gonfle et finit par exploser», ajoute le spécialiste, serein malgré les longs mois de travaux qui s'annoncent. Il faut dire que depuis le début de l'année, ses agents disposent d'une nouvelle «arme» contre les nids de poule. Du mastic et des revêtements particuliers, censés rendre la chaussée imperméable. «L'objectif est qu'on intervienne sur la chaussée en traitement préventif pour éviter d'en arriver aux trous sur la route», précise Jean-Philippe Laplanche. Pour être efficace, cette bataille contre les nids de poule devra aussi passer par une extension du terrain de chasse des agents. Dès cette année, ils auront pour mission de doubler les 300 000 m2 de voirie habituellement traités. Le Grand Lyon, qui consacre 3 millions d'euros supplémentaires par an pour améliorer ses routes, s'attend à des résultats rapides, mais pas miraculeux. Car avant qu'un traitement n'empêche totalement l'usure des routes, les poules auront des dents…

■ Le coût

Le Grand Lyon consacre 15 millions par an aux travaux curatifs et préventifs des routes et rues (non privées). En 2012, plus de 17 000 nids de poule ont été recensés.