Il séduit avec son polo «frenchie»

idée Un étudiant fait le pari du Made in France

Elisa Riberry

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Pierre Grandjean et son vêtement phare, la marinière, lancée en 2012.
Pierre Grandjean et son vêtement phare, la marinière, lancée en 2012. — C. VILLEMAIN / 20 %Mi,nutes

Sa marque de fabrique : le made in France, une appellation devenue tendance en ces temps de crise et de délocalisations. Pierre Grandjean, étudiant de Lyon-III, vient de se voir attribuer le prix coup de cœur au Printemps des entrepreneurs du Medef Lyon-Rhône pour la création de la marque de vêtements «Mon Petit Polo Français». «Cette récompense donne de la crédibilité au projet», confie ce Lyonnais d'adoption de 22 ans, qui a fait ses premiers pas d'entrepreneur fin 2011.

Investir les boutiques


L'idée ne lui est pas venue en se rasant, mais pas loin. «Un matin en me levant, je me suis dit que j'en avais marre d'entendre parler de délocalisation, de chômage et j'avais envie d'entreprendre. Me lancer dans le Made in France me permettait d'allier les deux. Avant, notre pays était le fleuron du textile. Aujourd'hui, tout est fait en Asie. Je voulais montrer qu'il y a encore de belles choses à faire dans l'Hexagone.» En juin 2012, ses envies se concrétisent. Et ses polos, qu'il a dessinés lui-même, sont mis en vente sur Internet entre 37, 5 € et 79, 9 €. «Fabriquer en France coûte très cher. En vendant sur le Net, j'échappais aux marges des distributeurs», précise Pierre, en master 2 de droit et finances, dont les vêtements sont confectionnés par des entreprises de la Loire et de l'Aube, et qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 35 000 €. Mais la petite entreprise ne compte pas s'arrêter là. Pierre espère bien voir ses polos, ses cols roulés et ses marinières («le plus frenchie des vêtements ) investir la plupart des grandes villes françaises. La marque, distribuée dans les rayons d'une boutique parisienne, devrait être vendue prochainement dans un magasin de Montbéliard. L'entrepreneur vise également l'international et table sur un chiffre d'affaires de 100 000 € en 2013.

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