Un coup de pouce pour les jeunes en décrochage

Elisa Riberry

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Anrabia a intégré l'E2C en janvier, après avoir raté son bac.
Anrabia a intégré l'E2C en janvier, après avoir raté son bac. — C. Villemain / 20 minutes

Il y a encore cinq mois, Amata était «en galère». «Je ne savais pas ce que j'allais faire. Je ne trouvais ni formation, ni boulot», raconte cette jeune fille de 19 ans, sortie du système scolaire en 3e. Depuis décembre, son avenir s'est éclairci. Elle a intégré l'École de la deuxième chance (E2C) Vaulx agglo, créée en 2010 pour venir en aide aux 18 - 25 ans en décrochage scolaire. Une structure soutenue par de nombreuses entreprises de la région et engagée depuis lundi dans un partenariat avec Unibail Rodamco, exploitant des centres commerciaux Part-Dieu et Confluence.

Un accès au monde professionnel


Pour les élèves, cet engagement marque une étape importante. «Cela leur offre un accès à des métiers très différents : la vente, la grande distribution, la restauration, l'administratif… Il est important qu'ils puissent être accueillis en stage pour qu'on puisse ensuite leur faire des propositions d'embauche», indique Marie-France Vieux-Marcaud, présidente de l'E2C. «La situation de l'emploi est compliquée. Raison de plus pour aider ces jeunes à trouver des portes de sortie», indique Christophe Roszak, directeur du réseau centres commerciaux France chez Unibail. Cette porte de sortie, Anrabia, 19 ans, espère l'avoir trouvée. Depuis janvier, cette élève enchaîne les stages. «Dans la vente et l'hôtellerie », explique la jeune fille, qui a atterri à l'E2C après avoir raté son bac. «L'école m'a permis d'accéder plus facilement aux stages, de découvrir différents métiers. J'espère décrocher un contrat d'apprentissage dans la vente», ajoute cette Lyonnaise, qui a bénéficié avant l'heure du partenariat avec Unibail, en réalisant des stages à la Part-Dieu.

Depuis début 2012, 40 élèves ont également été accueillis dans des boutiques des deux centres lyonnais. «Deux contrats de travail ont été signés», précise l'E2C, qui a déjà accueilli 250 jeunes. La moitié d'entre eux sont sortis de l'école avec un emploi ou une formation.