La capitale des Gaules n'est plus celle des bouchons

Caroline Girardon

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Pour un trajet d'une heure en période fluide, le conducteur lyonnais mettra 34 minutes de plus en période de pointe.
Pour un trajet d'une heure en période fluide, le conducteur lyonnais mettra 34 minutes de plus en période de pointe. — C. Villemain / 20 minutes (archive)

Cent trente et une heures passées chaque année dans les embouteillages. Avec de telles statistiques on pourrait penser que la métropole lyonnaise occupe une place de choix au rang des villes les plus embouteillée de France. Petite surprise : selon la société Tomtom qui vient de publier une étude sur le sujet, la capitale des Gaules réputée pour ses bouchons, se classe en cinquième position derrière Marseille, Paris, Bordeaux et Nice. Et occupe le dix-septième rang européen. Sur un trajet réalisé en une heure en période fluide, le conducteur lyonnais mettra 34 minutes supplémentaires en heures de pointe, contre 46 minutes pour son homologue marseillais.

«Si on roule un peu mieux à Lyon que les années précédentes, c'est parce qu'en réalité on roule moins, lance Claude Polidori, président de l'Automobile club du Rhône. On est bloqué de partout avec les travaux. Prenez ceux du tunnel de la Croix-Rousse. Depuis, les automobilistes hésitent à prendre leurs voitures. Autre exemple : la construction de la Tour Incity, où devraient travailler 2 100 personnes, ne s'accompagne d'aucun parking. Tout est fait pour décourager les citoyens d'utiliser leurs voitures.» «A mon sens, il y a un bon réseau de transports en commun, nuance Pierre Hémon, élu EELV. A l'inverse de Nice où il existe toute une»génération bagnole«, c'est-à-dire des gens de plus de 60 ans qui ont du mal à se détacher de leurs voitures, à Lyon, il y a une population bien plus jeune. Beaucoup ont intégré qu'on pouvait se reporter sur les transports en commun. On le voit avec la ligne de bus C3 qui transporte 55 000 voyageurs par jour.»