Bientôt logées aux frais de la princesse

Elisa Riberry

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Les éléphantes sont souçonnées d'avoir la tuberculose.
Les éléphantes sont souçonnées d'avoir la tuberculose. — C. Villemain / 20 minutes

Baby et Népal vivent sans doute leurs dernières semaines à Lyon avant une retraite dorée dans le sud de la France. Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a annoncé mercredi qu'il allait accéder à la demande de la princesse Stéphanie de Monaco, volontaire pour héberger les deux pachydermes de la Tête d'Or suspectés d'être atteints de tuberculose. Un accord doit encore être finalisé entre la ville de Lyon, le ministère de l'Agriculture et la princesse. Mais les éléphantes de 42 et 43 ans devraient pouvoir être transférées d'ici deux à trois mois dans une propriété de la famille Grimaldi à Roc Agel, dans les Alpes-Maritimes. «Après Rataxès, je suis devenu Cornélius, celui qui vient en aide aux éléphants», a ironisé Jean-François Carenco, qui avait pris en décembre un arrêté d'abattage des pachydermes.

Définitivement sauvées ?


Il s'était alors attiré les foudres des défenseurs de la cause animale, Brigitte Bardot et Stéphanie de Monaco en tête. Cette mesure, suspendue par le Conseil d'Etat, doit faire l'objet dans plusieurs mois d'un nouvel examen sur le fond devant le tribunal administratif de Lyon. Mais d'ici là, les éléphantes vivront déjà en paix sur les hauteurs de Monaco. «Il vaut mieux qu'elles partent. Car si on m'autorise à les abattre, je le ferai. Non pas par plaisir mais parce que c'est de ma responsabilité», ajoute le préfet, qui a rencontré mi mars Stéphanie de Monaco venue rendre visite aux éléphantes en toute discrétion. Ils sont depuis restés en contact, s'entretenant régulièrement au téléphone sur l'avenir de Baby et Népal. «Ce que j'apprécie chez la princesse, c'est qu'elle tient ses engagements», souligne le préfet, pas mécontent en éloignant les bêtes de se débarrasser d'une épineuse affaire. Un dossier dont va inévitablement hériter la préfecture des Alpes-Maritimes. «Leur venue n'est pas encore actée. Mais si ça se confirme, nous devrons veiller à ce que les contrôles sanitaires, tels qu'ils sont prescrits par le ministère de l'Agriculture, soient réalisés», a précisé mercredi à 20 Minutes la préfecture des Alpes-Maritimes.