A la demande de la fédération, aucun candidat n'a réagi jeudi aux résultats du sondage.
A la demande de la fédération, aucun candidat n'a réagi jeudi aux résultats du sondage. — C. Villemain / 20 minutes

Lyon

Pas de favori à l'UMP pour les municipales

Politique Aucun des candidats à l'investiture lyonnaise n'émerge du sondage commandé par le parti

Gérard Collomb peut encore dormir sur ses deux oreilles. A un an des municipales, l'UMP, qui pensait en sondant les Lyonnais voir émerger l'un des cinq candidats à l'investiture, n'a toujours pas de leader. L'enquête Ifop, réalisée mi-mars auprès de 800 électeurs, a en revanche confirmé la nette avance du maire socialiste. Selon les résultats du sondage, dévoilés jeudi par Le Progrès et confirmés par l'entourage de candidats, Gérard Collomb l'emporterait au second tour avec plus de 60 % des intentions de vote. Et ce, quel que soit l'adversaire UMP. Le conseiller municipal Emmanuel Hamelin s'en sort un peu mieux que les autres candidats, avec 39 % des intentions de vote au second tour.

Michel Havard peu connu


La députée européenne Nora Berra et le chef de l'opposition municipale Michel Havard arrivent juste derrière (38 %), talonnés par le député du Rhône Georges Fenech (37 %). Quant à Myriam Pleynard, inconnue il y a encore quelques semaines, elle obtient 34 % des intentions de vote.

En terme de notoriété, les résultats ne sont pas plus brillants pour l'UMP. Georges Fenech, qui déclarait début mars sans sourcilier qu'il sortirait favori du sondage et serait «le futur maire de Lyon», tourne autour des 50 % de notoriété, tout comme Nora Berra et Emmanuel Hamelin. Et 69 % des sondés affirment ne pas connaître Michel Havard, qui se présente pourtant comme le leader naturel de la droite. «En étant moins connu, il obtient les mêmes intentions de vote qu'Hamelin, Berra ou Fenech. Et il a 8 % de mauvaises opinions quand les autres tournent autour des 15 %», relativise-t-on dans son entourage. Jeudi, les candidats n'ont pas réagi au sondage, mais ont prévu de s'exprimer le 29 mars. Il leur reste donc une semaine pour tenter de trouver -enfin- un consensus autour d'un candidat. Faute de quoi, ils pourraient organiser des primaires ou demander à la commission nationale d'investiture de trancher.