Trois mois de sursis pour les Roms de Villeurbanne

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Pas d'expulsion immédiate pour les Roms de Villeurbanne. Hier, le tribunal de grande instance de Lyon a accordé un délai de trois mois aux deux cents familles installées depuis le 1er septembre sur un terrain privé du Carré de Soie. Le tribunal, saisi par le propriétaire du site squatté qui demandait l'évacuation du bidonville, a estimé que « seul un délai peut faciliter la recherche de solutions [pour ces familles] par les autorités publiques et les associations qui les aident ».

Un sursis accueilli avec prudence hier par l'avocate des familles, Marie-Noëlle Fréry. « Un délai autorisant ces familles à rester dans le froid et sous la pluie n'est jamais satisfaisant, a-t-elle estimé. Sauf que cela contraint la puissance publique à leur proposer un accueil et un hébergement décents dans le cadre du Plan froid. » Ce répit devrait aussi permettre aux associations de concrétiser leur volonté de scolariser les enfants du bidonville. Un projet initialement prévu pour la rentrée et qui avait dû être reporté, fin août, après l'expulsion de ces familles du bidonville de Saint-Priest.

Elisa Frisullo