Quand Rémi Garde fait débat

Stéphane Marteau

— 

Contre l'OM, Gueïda Fofana (à g.) " n'était pas le joueur qui nous empêchait de faire du jeu ", affirme Rémi Garde.
Contre l'OM, Gueïda Fofana (à g.) " n'était pas le joueur qui nous empêchait de faire du jeu ", affirme Rémi Garde. — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

L'Olympico est passé, mais tout le monde en parle encore. Et plus particulièrement de la frilosité affichée par l'OL qui a évolué sans meneur de jeu durant une heure, Rémi Garde ayant préféré muscler son entrejeu avec la présence de Gueïda Fofana. Un choix que l'entraîneur lyonnais continu d'assumer. «Je pensais que l'équipe n'était pas forcément à même d'être mené une troisième fois au score (après Lorient et Brest) dans un match important et contre un concurrent direct. C'est pour ça que j'ai pris cette option en me disant que Gueïda n'était pas le joueur qui nous empêchait de faire du jeu au milieu de terrain.»

Rémi Garde renouvellera-t-il l'expérience, ce samedi (17 h), à Bastia, où l'OL se rendra «pour rattraper les points que nous n'avons pas gagnés ces derniers temps» ? Mystère. Mais une chose est d'ores et déjà acquise. A dix journées de la fin du championnat, l'entraîneur rhodanien, qui a rappelé qu'il pouvait «composer deux milieux de terrain à chaque match» au regard de la concurrence qui sévit à ce poste, n'envisage pas de révolutionner son système de jeu. Il a ainsi balayé d'un revers de la main la proposition que lui a soumise un confrère qui consisterait à évoluer en 4-4-2, avec un milieu en losange. Un système qui semble pourtant le plus adapté au profil de ses joueurs et qui pourrait régler une bonne fois pour toutes le problème de la concurrence entre Bafétimbi Gomis et Lisandro Lopez pour le poste d'avant-centre. «Je l'ai fait une fois et cela n'a pas forcément fonctionné (défaite à Nice en Coupe de la Ligue), a rappelé jeudi Rémi Garde. S'adapter à un ou deux joueurs, c'est compliqué. Ce n'est donc pas un système qui est d'actualité. Cela pourrait condamner Alexandre Lacazette. Or, je ne déplace pas des pions sur un terrain. Comme je l'ai toujours dit, derrière les hommes, il y a des joueurs et j'ai besoin de prendre en compte ces deux paramètres. Ce n'est pas forcément le cas des commentateurs qui font leur métier et qui déplacent les joueurs à gauche ou à droite. Moi, j'ai un équilibre psychologique du groupe à gérer et parfois, cela peut influencer mes décisions.» Et celles qu'il prendra à Bastia susciteront inévitablement de nouveaux commentaires. En bien ou en mal.