Une amende de 200 euros pour des tags effaçables

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Pour eux, c'était une action « citoyenne ». Pour le tribunal correctionnel de Lyon, il s'agit d'une « dégradation de biens ayant une utilité publique ». Hier, six militants anti-publicité ont été condamnés chacun à 800 e d'amende, dont 600 e avec sursis, pour avoir recouvert de graffitis des bandeaux publicitaires dans les rames du métro. Ils devront aussi verser solidairement 1 000 e à la société exploitant le réseau TCL, qui estimait son préjudice à 8 800 e.

En novembre 2003, une vingtaine de personnes avaient participé, à visage découvert, à une opération « de légitime défense face à l'envahissement publicitaire ». Six d'entre elles avaient été arrêtées et mises en examen. Lors de l'audience du 18 septembre, leur avocat, Bertrand Sayn, avait rappelé l'absence de préjudice, les pubs ayant été barbouillées avec une encre effaçable. Un concert doit être prochainement organisé pour aider les anti-pub à régler les frais du procès.

F. C.