Lyon peut-il réaliser un remake ?

Stéphane Marteau

— 

En dépit de sa courte défaite concédée jeudi dernier à Tottenham (2-1), la tâche s'annonce délicate pour l'OL. Dans son passé européen (hors Coupe Intertoto), le club lyonnais recense en effet neuf éliminations après avoir perdu le match aller à l'extérieur contre une seule qualification. Celle-ci fut obtenue le 6 décembre 2001 face au Cercle Bruges lors des 16es de finale de la Coupe de l'UEFA. Dominés en Belgique (4-1), les Lyonnais avaient inversé la tendance au retour dans un stade de Gerland en fusion grâce à un triplé de Sonny Anderson.

«Avant de songer à une éventuelle qualification qui nous semblait envisageable mais compliqué à obtenir, nous voulions avant tout l'emporter pour laver l'affront du match aller où nous étions passés au travers, témoigne Jean-Marc Chanelet, l'un des acteurs de cette rencontre. Il fallait forcément attaquer le match tambour battant, gagner les premiers duels et marquer le plus rapidement possible. C'est ce que nous avions réussi à faire (2-0 après 23 minutes de jeu). La confiance s'est alors inversée et l'espoir d'une qualification a grandi, même si nous avons couru longtemps après le troisième but puisque tout s'est dénoué dans le temps additionnel.»

Selon l'ancien latéral droit de l'OL, l'approche du match sera différente pour les hommes de Rémi Garde. «Notre situation était plus désespérée que la leur. Eux savent que la qualification est jouable et que Tottenham est à leur portée. Un but leur suffit. C'est quand même plus facile que d'en marquer trois. Mais ils devront attaquer sans trop se découvrir.» Jean-Marc Chanelet s'attend à voir les deux formations se livrer «un round d'observation.» «La question est de savoir si Tottenham va fermer ou non le jeu. Je ne l'imagine pas car ce n'est pas dans la mentalité des Anglais. Mais si cela devait être le cas, le risque serait de s'exposer à un contre. Ce n'est pas simple à gérer. Les Lyonnais devront être patients. Et puis ce genre de match se joue sur des détails comme les coups de pied arrêté. On l'a vu à l'aller. Les fautes à l'abord de la surface sont donc à bannir, car il est capital de ne pas prendre de but. L'idéal serait de marquer dans les dix dernières minutes», ajoute celui qui reste convaincu que «l'OL va passer.»