Lyon, centre du réseau TGV européen

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Après Paris et la Méditerranée, l'avenir du TGV à Lyon s'inscrit dans un projet de la SNCF, appelé Railteam. Il s'agit de rapprocher les métropoles européennes par le rail. Lyon à 1 h 30 de Turin, à 2 h de Milan, à 3 h 50 de Barcelone, à 3 h 55 de Zurich, à 5 h de Francfort... Et relier l'Europe du Nord à celle du Sud, grâce au réseau ferroviaire lyonnais tissé en étoile (10 % du trafic national), sans passer par Paris. La SNCF espère beaucoup d'une première ligne Lyon-Barcelone. Elle devrait ouvrir fin 2009, si les travaux entre Perpignan et Figueras sont achevés. A long terme, deux gros projets se détachent, prioritaires selon le gouvernement : le TGV Lyon-Turin prévu pour 2020, et la liaison Rhin-Rhône, en 2011. « Le TGV a fait redécouvrir le mode ferré avec succès. Les nouveaux enjeux sont maintenant européens », explique Philippe Mangiapan, directeur des lignes TGV Sud-Est et Alpes. Depuis Lyon, les destinations vers l'est de la France seront raccourcies : Dijon à 1 h 30, Besançon à 1 h 55, Strasbourg à 3 h, Nancy à 3 h 40. Mais à l'échelle européenne, les spécialistes relativisent la portée. « Seul le Lyon-Turin semble pertinent et efficace. Les voyageurs pour Barcelone, Francfort ou Londres préféreront prendre l'avion, plus rapide », estime Alain Bonnafous, professeur au Laboratoire d'économie des transports (LET) de l'université Lyon-II. Avec ces projets, la direction lyonnaise de la SNCF espère relancer le trafic en gare de Saint-Exupéry, par un jeu de correspondances. Et redynamiser Perrache (25 000 voyageurs par jour), « qui devrait gagner des voyageurs avec la construction du quartier Confluence ».

Bertrand Cabanis

Peintres et acrobates réalisent ce soir de 18 h à 20 h une fresque géante sur le parvis de la gare de la Part-Dieu, pour les 25 ans du TGV.