Une centaine d'étudiantsprivés d'examens

Caroline Girardon

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Le campus de Bron, appartenant à l'université Lyon II, n'a pas eu les subventions escomptées pour être réhabilité.
Le campus de Bron, appartenant à l'université Lyon II, n'a pas eu les subventions escomptées pour être réhabilité. — C. VILLEMAIN / 20 Minutes

Certains comptaient dessus pour se refaire une moyenne et oublier les mauvaises notes récoltées lors des contrôles continus du premier semestre. Mais il n'y aura pas de rattrapage possible. Une centaine d'étudiants de Lyon II, inscrits en faculté d'anthropologie et de sociologie, suivant une licence en sciences politiques à Bron, et qui devaient passer leur examen mardi, ont vu leur épreuve annulée. La raison : il n'y avait pas de salle disponible pour les accueillir. «C'est vraiment regrettable car cela peut avoir des conséquences directes pour les étudiants qui ne seront pas notés sur l'ensemble de leurs connaissances, réagit Charles Bozonnet, représentant de l'organisation étudiante Gaelis. Cela pose question sur la future valeur de leur diplôme. Mais l'université n'avait pas vraiment le choix, car nous savons très bien qu'il y a un problème récurrent de salles.» «Cela démontre que les universités n'ont guère de moyens. Le risque est que cette situation se reproduise», s'inquiète Claire Charrier, présidente de l'Unef. «C'est une vraie tuile, reconnaît l'université Lyon II qui recense 28 000 étudiants. Nous sommes à flux tendu car une partie de nos bâtiments en cours de réhabilitation n'est plus destinée aux épreuves. C'est comme un jeu de domino, nous n'avons pas le droit à l'erreur.» «Le vrai problème, c'est le financement de l'État», poursuit Charles Bozonnet. «Nous n'avons pas eu l'aide escomptée pour rénover le campus (20 millions d'euros)», précise Lyon II. Le site universitaire de Bron fortement délabré n'a en effet pas été sélectionné par le gouvernement pour recevoir des subventions de l'État. ■