Victor Bosch garde le rythme à Caluire

Jérémy Laugier

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Il n'aura passé que deux ans dans l'ombre. Non reconduit à la tête du Transbordeur en avril 2010, Victor Bosch porte depuis six mois le Radiant-Bellevue (Caluire) qui va ouvrir le 12 janvier. «Je ne cherchais pas à reprendre une salle à tout prix, assure-t-il. Mais faire décoller cet endroit est un challenge excitant. Et si je peux marquer deux lieux dans ma ville…» Car l'ancien producteur de Notre Dame de Paris a beau ne pas faire l'unanimité à Lyon, personne ne pourra lui enlever la paternité du Transbordeur. «Lorsque j'ai ouvert le Transbo en 1989, c'était un bâtiment à l'abandon derrière plein de hangars et il devait au mieux être démoli dans les quatre ans», se souvient Victor Bosch. S'il ambitionne de faire de ce Radiant (deux ans et demi de travaux) un «lieu populaire incontournable de la région», il ne sera cette fois plus question de musiques actuelles mais de chanson française.

Un batteur de rock assagi


Un drôle de virage pour l'ancien batteur de Pulsar, un groupe de rock reconnu dans les années 1970. «J'adore toujours autant le rock mais j'ai évolué, sourit l'actuel producteur de Francis Cabrel et Laurent Voulzy. Il est grand temps pour la chanson française d'avoir un lieu dédié à Lyon.» Victor Bosch a cinq ans (dans le cadre d'une délégation de service public) pour convaincre les Lyonnais de grimper à Caluire. Malgré une terrasse panoramique et une nouvelle configuration de la grande salle (de 1100 à 2400 places contre 700 avant), le défi est de taille pour ce Lyonnais de 62 ans qui les collectionne. W

■ Chanson française, mais pas que...… Si «le supplément d'âme» du Radiant-Bellevue tient dans la chanson française (Christophe en ouverture le 12 janvier, Laurent Voulzy, Jane Birkin, Olivia Ruiz, Cœur de Pirate, Pascal Obispo…), Victor Bosch ne s'interdit rien. Théâtre (Le Bourgeois Gentilhomme) et danse (Cie Käfig) sont ainsi au programme début 2013.