Le beaujolais recrute encore des bras

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La course au recrutement des vendangeurs s'accélère. Vendredi, les professionnels du beaujolais ont fixé la date du ban des vendanges au 5 septembre. Entre 40 000 et 50 000 coupeurs, porteurs et chefs d'équipe, viennent travailler chaque année dans les vignes pour une période de deux semaines en moyenne. A neuf jours des premiers coups de sécateur, il reste environ 300 postes à pourvoir sur le site Internet de l'ANPE. Les deux tiers proposent logement et repas. Sans compter le traditionnel « petit pot », le casse-croûte de la matinée composé d'un verre de vin et de saucisson. « C'est ça aussi les vendanges, une ambiance festive. Il y a les maux de dos les trois premiers jours, mais après le corps s'habitue. C'est dommage d'abandonner au début », souligne Rachel Niss, animatrice de l'équipe vendanges à l'ANPE de Belleville.

Mi-août, la préfecture a fixé les salaires à 52,12 e net la journée de 8 h, pour un coupeur logé et nourri. Pour les retardataires, il est déconseillé d'arriver à l'improviste dans les gares de Villefranche et de Belleville, le matin même des vendanges. « L'an passé, la récolte étant peu importante, certains ont dormi toute la semaine dehors en attendant des désistements », rappelle Rachel Niss.

Carole Bianchi

Toutes les offres sont sur le site Internet anpe.fr, dans la rubrique « Les vendanges en Beaujolais ». CV et lettres doivent être envoyés ensuite aux viticulteurs.