Aulas va-t-il sortir TLM de la galère ?

Elisa Riberry avec S.M.

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La chaîne a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de 12 % depuis début 2012.
La chaîne a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de 12 % depuis début 2012. — C. Villemain/20 minutes

Les six prochains mois s'annoncent décisifs pour TLM. La chaîne locale, confrontée à une diminution de 12 % de son chiffre d'affaires en 2012, due à la baisse des recettes publicitaires, a demandé mardi à bénéficier d'une procédure de sauvegarde. Cette requête, qui sera étudiée mardi par le tribunal de commerce, entraînerait la mise sous observation de la chaîne pendant six mois. Et le gel de ses dettes. « C'est la meilleure solution pour se redonner un peu d'oxygène. Et le temps de rebondir », indique Jean-Pierre Vacher, PDG de TLM. Lors du rachat de la chaîne mi-2010 au groupe Le Progrès, le président, actionnaire de la chaîne, comme le Crédit agricole Centre-Est ou l'Institut Mérieux, visait le retour à l'équilibre en 2015.

Licenciements en vue
TLM a alors diversifié ses activités, en réalisant des prestations audiovisuelles pour des entreprises (30 % des recettes). « Mais la crise est passée par là et a cassé ce projet », ajoute un journaliste, qui imagine mal l'entreprise s'en sortir sans devoir licencier parmi les 30 salariés. « C'est trop tôt pour en parler mais ce n'est pas exclu », indique Jean-Pierre Vacher. Pour s'en sortir, la chaîne, qui a déjà bénéficié d'une levée de fonds d'1,4 million d'euros des actionnaires en 2011, va aussi devoir trouver d'autres entrées d'argent. Elle compte sur le soutien plus appuyé des collectivités et pourrait faire appel à d'autres bonnes volontés.
Mercredi, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui en 2010 souhaitait racheter la télé et envisageait un rapprochement avec OL TV, a indiqué avoir été sollicité par les actionnaires. « C'est malheureux de ne pas avoir saisi l'opportunité, à l'époque, d'un rapprochement qui avait beaucoup de sens. Aujourd'hui, c'est prématuré de dire s'il y a un intérêt ou non. Il faudrait déjà savoir si les animateurs et responsables de TLM ont besoin de nous », a t-il déclaré en marge d'une conférence de presse. « Je ne vois pas comment on s'en sortira sans un gros poisson comme lui », réagit l'un des journalistes de TLM.