« Ils ne font plus partie de la communauté policière »

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Depuis l'affaire Neyret qui a éclaté en octobre 2011, les faits divers impliquant des policiers se sont multipliés à Lyon. En juin dernier, deux fonctionnaires étaient mis en examen pour « viol aggravé ». Plus récemment, un policier poursuivi pour agression sexuelle a été révoqué par sa hiérarchie. « Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt, a insisté mercredi le directeur départemental de la sécurité publique du Rhône Albert Doutre. Lorsque 2 à 2,5 % des fonctionnaires dysfonctionnent, ce n'est pas toute la police qui est gangrenée. » « Ce n'est pas un coup dur pour la police lyonnaise car il n'y a pas d'amalgames à faire entre les 7 fonctionnaires mis en cause et les 3 000 policiers de la sécurité publique du Rhône », a ajouté Marc Cimamonti. « Les gens qui ont eu ces agissements ne font plus partie de la communauté policière […] L'énorme majorité de nos policiers fait un travail exemplaire avec sang-froid et mérite la considération du public », a déclaré Albert Doutre.E.R.