"La lanterne magique de Molotov : voyage à travers l'histoire de la Russie" de Rachel Polonsky chez Denoël (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La lanterne magique de Molotov : voyage à travers l'histoire de la Russie
La lanterne magique de Molotov : voyage à travers l'histoire de la Russie — Le choix des libraires

Résumé

Du temps où elle vivait à Moscou, Rachel Polonsky a habité dans une résidence qui, sous les tsars puis les Soviets, était réservée aux plus éminents serviteurs de l'État. Bien avant elle, Viatcheslav Molotov, bras droit de Staline, avait vécu entre ces murs.
S'aventurant dans l'ancien appartement de l'apparatchik, Rachel Polonsky y découvre sa bibliothèque. Celle-ci révèle un bibliophile fervent. Molotov avait lu tous les classiques et possédait de nombreuses éditions originales, pour certaines dédicacées par des écrivains qu'il a plus tard envoyés au goulag.
Chaque livre trouvé par Rachel Polonsky sur les étagères devient une invitation à un voyage à travers la Russie et son histoire. Elle part ainsi à la recherche des endroits associés aux écrivains présents dans la bibliothèque mais aussi aux membres de l'élite qui ont vécu dans l'immeuble de Molotov. Commencé comme une pérégrination sur les traces de Pouchkine dans les rues autour du Kremlin, entre les églises, et les vestiges laissés par les familles aristocratiques, son voyage l'amène ensuite dans les villages de datchas, sur les rives du Don et en Sibérie, depuis le cercle arctique jusqu'à l'Extrême-Orient.
De Taganrog à Arkhangelsk, entre Chalamov et Dostoïevski, Rachel Polonsky rencontre dans ces pages le passé d'un pays ravagé par les guerres, les famines, les génocides et le totalitarisme, mais finalement sauvé par ses écrivains.
Invitation au voyage immobile, ode à l'âme russe, célébration de la littérature, La lanterne magique de Molotov recèle la poésie de ces livres dont on ne sort jamais tout à fait.

Spécialiste de littérature russe, Rachel Polonsky a vécu dix ans à Moscou. Elle est aujourd'hui enseignante à Cambridge.

La revue de presse : Catherine Simon - Le Monde du 4 octobre 2012

C'est l'exploration de la bibliothèque de ce pilier du stalinisme qui a conduit Rachel Polonsky à effectuer son saisissant voyage dans l'âme littéraire russe...
Dans le salon de Molotov, Rachel Polonsky découvre une pièce d'antiquité : une lanterne magique, en laiton et acajou, dont elle fait lentement défiler les images. Cette lanterne devient le titre de son essai, l'auteur faisant à son tour défiler, sous les yeux du lecteur, des morceaux de l'histoire russe et des souvenirs des innombrables poètes et romanciers de ce vaste pays...
L'heureuse locataire de l'appartement 59 - situé juste au-dessous de celui de Molotov, appartement 61 - décide alors de partir à la recherche des lieux, villes ou villages, auxquels étaient liés les écrivains aimés de Molotov. Nous voilà donc embarqués à Novgorod et à Staraïa Russa (à cause des Frères Karamazov de Dostoïevski), puis à Rostov (où Tolstoï vécut et où Molotov séjourna), à Taganrog (ville natale de Tchekhov) et ainsi de suite, en cercles concentriques, de Vologda à Mourmansk, d'Arkhangelsk à Barentsburg... La terreur stalinienne et les purges des années 1930 font partie du voyage.

La revue de presse : Emmanuel Hecht - L'Express, septembre 2012

Molotov, le bras droit du tsar rouge, avait une bibliothèque d'honnête homme. L'historienne britannique Rachel Polonsky décrypte ce paradoxe dans un périple à travers la Russie. Magistral...
Rachel Polonsky pratique avec talent la kraevedenie, l'étude de l'histoire locale. Elle ne dispense pas un folklore à deux roubles, mais une réflexion de haute volée sur le destin de la Russie. Son érudition nourrie d'anecdotes est toujours servie avec délicatesse. Ses allers-retours entre Molotov, la littérature et l'histoire de la Russie sont bluffants. La Lanterne magique de Molotov est sans nul doute l'un des plus brillants livres d'histoire de ces dernières années. C'est aussi un excellent guide de voyage. Nous avons vagabondé du côté du lac Baïkal avec le chapitre 13 (et une partie du 14) sous le bras. Le test est concluant.

La revue de presse : Dominique Fernandez - Le Nouvel Observateur du 9 août 2012

Préfacée par Danièle Sallenave, voici une plongée inédite dans la Russie de Staline. En ce temps-là, un immeuble du centre de Moscou était réservé aux grands dignitaires du régime. Molotov - le seul d'entre eux qui soit mort de mort naturelle, en 1986, à 96 ans - y était logé. Rachel Polonsky, professeur de littérature russe à Cambridge, ayant appris qu'une partie de sa bibliothèque était restée sur place, obtint de visiter son appartement. Elle découvrit que celui qui négocia le pacte germano-soviétique et signa plus de 40 000 condamnations à mort était un fin lettré.

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