"Nous étions faits pour être heureux" de Véronique Olmi chez Albin Michel (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Nous étions faits pour être heureux
Nous étions faits pour être heureux — Le choix des libraires

Résumé

«C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur.»

Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d'enfance dont il n'a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ?

Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l'auteur de Bord de mer, Le Premier Amour et Cet été-là, décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste.

Véronique Olmi est née en 1962 à Nice. Elle fait des études d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, devient assistante à la mise en scène de 1990 à 1993 puis comédienne et dramaturge en 1996. Metteurs en scène et comédiens prestigieux ont mis en scène et joué ses pièces. En 2000, sa pièce Le Jardin des Apparences a deux nominations aux Molières, dont celle pour le meilleur auteur. En 2001, elle publie son premier roman, Bord de mer qui lui vaut le Prix Alain-Fournier, belle amorce de carrière de romancière. Nous étions faits pour être heureux est son dixième roman. Cet été-là, qui recevait l'an dernier le Prix des maisons de la presse, paraît ce mois de mai au Livre de poche.
Dramaturge, comédienne, novelliste et romancière, Véronique Olmi crée tantôt dans un genre tantôt dans l'autre. Elle a dirigé pendant trois ans le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point. En tant que directrice artistique, elle a lancé en janvier 2012, la première édition du festival d'auteures théâtrales Le Paris des femmes au Théâtre des Mathurins. Et elle travaille déjà au suivant.
Pièces et romans sont traduits en de nombreuses langues, ses pièces sont jouées partout en Europe, Amérique, Canada anglophone, Brésil, etc.

Le choix des libraires : choisi le 26/10/2012 par Marie Bottet de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC à LISIEUX, France

Serge est un homme dont on dit qu'il a réussi. La soixantaine, agent immobilier, une femme jeune et sublime, deux beaux enfants, une belle maison à Montmartre. Suzanne, elle, est accordeuse de pianos, mariée à Antoine. Leurs destins vont se croiser, s'emmêler, malgré eux et malgré l'amour qu'ils portent tous deux à leurs familles respectives. Une passion inéluctable nait aussi intensément qu'elle meure brutalement. Une histoire d'amour belle et tragique qui élève les corps et les âmes autant qu'elle fait souffrir.
Véronique Olmi a écrit une histoire magnifique et désespérée qui pose des questions essentielles. Le poids d'une enfance douloureuse sur le reste de sa vie et ces moments où tout bascule et qui nous font perdre pied tout à fait.

Le choix des libraires : choisi le 26/10/2012 par Frédérique Franco de la librairie LE GOÛT DES MOTS à MORTAGNE-AU-PERCHE, France

Serge et Suzanne auraient pu se croiser simplement, se dire bonjour, et la vie aurait continué pour chacun d'eux. Lui, situation aisée, patron d'une agence immobilière, marié à Lucie, très belle et plus jeune que lui, ils ont deux jeunes enfants. Elle, dont le métier est d'accorder les pianos, mariée à Antoine, mécanicien. Mais cette rencontre va faire basculer leur vie. Le vernis de l'apparence sociale et de l'image cache bien des choses, et c'est ce que le roman explore. Ce roman relate l'histoire d'amour fulgurante entre Serge et Suzanne. Cette relation aussi inattendue que passionnée va être salvatrice pour Serge qui va trouver en Suzanne la personne pour se confier et se retrouver lui-même. Un roman sur le poids du passé, les blessures cachées et la libération par les mots.

Courier des auteurs le 26/10/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Une dramaturge devenue romancière et tentant de mêler les deux, naviguer entre les deux pôles. J'écris tout le temps, de plus en plus lentement. Sans savoir pourquoi écrire est nécessaire et si difficile. De plus en plus nécessaire et difficile. Donc si je réponds à votre question numéro un : je suis une écrivaine laborieuse.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La filiation. La culpabilité. L'amour. Il n'y a pas un seul thème. Il y a cette trinité là. Qui forme un être humain.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"N'est-ce pas cela, le véritable amour de la vie : lui accorder seule, le pouvoir de nous rendre heureux ? Parce que c'est déjà 'tellement', et s'il faut souffrir, nous souffrirons, et nous aurons le goût d'y retourner encore, éblouis et malmenés par la beauté et la violence de ce monde."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La Sonate et si mineur de Liszt. Elle accompagne le récit. Et elle raconte le combat entre le bien et le mal, le choix d'une vie.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La tendresse pour les personnages. Tous. Les premiers rôles comme les seconds, les "bons" en apparence et les "mauvais" en apparence. Parce qu'il n'y a pas de vérité. Alors, reste un grand mystère, et un peu de compassion.

La revue de presse : Macha Séry - Le Monde du 11 octobre 2012

Il y a du Claude Sautet chez Véronique Olmi. Enclos dans leurs secrets, ses personnages sont faits de la même étoffe que les héros du cinéaste. Ils en possèdent la pudeur et une force de caractère insoupçonnée. Ils parviendront à cette certitude que savoir, c'est reconnaître qu'on s'est trompé.

La revue de presse : Fabienne Pascaud - Télérama du 19 septembre 2012

Si ce dixième roman est empreint de mélancolie, elle est légère et gaie. De son écriture qui caracole en chapitres courts, en brèves scènes très visuelles, la dame nous entraîne dans une harmonie certes tissée de souffrances, mais où ce qui importe - avec un fiévreux romantisme - est d'abord d'avoir senti, vécu. Aimé.

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