Quatre petits bouts de pain : des ténèbres à la joie de Magda Hollander-Lafon chez Albin Michel (Paris, France)

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Quatre petits bouts de pain : des ténèbres à la joie
Quatre petits bouts de pain : des ténèbres à la joie — Le choix des libraires

Résumé

Ce livre n'est pas un témoignage sur la Shoah, mais une méditation sur la vie. À seize ans, Magda Hollander-Lafon a été plongée dans un monde de ténèbres : juive hongroise, elle a été déportée à Auschwitz-Birkenau en 1944 avec sa famille, qui y a péri. Arrachées à cette expérience de la mort, ces pages sont nées d'une longue traversée tissée de renaissances. La première fut le don de quatre petits bouts de pain offerts à l'adolescente par une mourante dans le camp.
L'homme est capable du pire, mais c'est au meilleur qu'appelle Magda Hollander-Lafon, c'est-à-dire à la joie. Une joie spirituelle ravie à la désespérance, volée à l'enfer qui a failli l'engloutir, nourrie par une vie de foi et de rencontres d'âme à âme. Une joie dont elle partage ici toute la fécondité et qui resplendit en un vibrant appel à devenir créateur de sa vie.

Magda Hollander-Lafon est née en Hongrie en 1927, dans une famille juive. En 1944, à l'âge de seize ans, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau - elle dira en avoir dix-huit, échappant sans le savoir à la sélection fatale de Mengele.
Rescapée de la Shoah, elle est recueillie en Belgique à son retour des camps. Elle devient psychologue pour enfants. Elle rencontre à cette époque la foi chrétienne et se définit aujourd'hui comme juive baptisée.
A Rennes, où elle vit depuis trente-trois ans avec sa famille, elle intervient auprès des jeunes pour témoigner, mais aussi parfois pour les accompagner intérieurement.

Le choix des libraires : choisi le 04/09/2012 par Laure C. de la librairie DU THÉÂTRE ZANNINI à BOURG-EN-BRESSE, France

"Dans la première partie de ce petit livre, intitulée «Les chemins du temps», Magda Hollander-Lafon nous parle très précisément de l'horreur des camps de concentration, de ce qu'elle y a vécu, vu, ressenti. Son écriture métaphorique et poétique par moment contraste avec l'horreur du propos.
Tout au long du livre, sa pensée est soutenue par un éclat de joie, l'espoir en l'humain qui lui a permis de retrouver créativité en elle pour construire sa vie.
Cette vieille dame pétillante de vie nous accompagne dans nos méditations philosophiques, religieuses sur la vie, avec beaucoup de simplicité."

La revue de presse : Philippe Delaroche - Lire, juin 2012

Plus qu'un témoignage, les méditations sur l'existence d'une rescapée de la Shoah...
Le départ en wagon à bestiaux, une journée à casser des cailloux, le rituel de l'épouillage, la valeur du pain, des pieds, d'une goutte d'eau, de l'attente, d'un sourire, c'est par touches que notre grand-mère, au regard ardent, évoque l'enfer et lui oppose l'humaine espérance. Au plus sombre de la déshumanisation gît parfois une poussière qu'un rien peut changer en étincelle d'humanité, aussi lumineuse que le regard de Magda.