Jean-René Van der Plaetsen lauréat du prix Interallié

RECOMPENSE «La nostalgie de l'honneur» évoque son grand-père, le général Jean Crépin, Compagnon de la Libération et héros de la 2e division blindée...

L.B. avec AFP

— 

Jean-René Van der Plaetsen a reçu le prix Interallié
Jean-René Van der Plaetsen a reçu le prix Interallié — Grasset

L’écrivain et journaliste, Jean-René Van der Plaetsen, a reçu mercredi le prix Interallié pour La nostalgie de l’honneur (Grasset), un essai consacré à la figure de son grand-père, le général Jean Crépin, Compagnon de la Libération et héros de la 2e division blindée (DB).

Le romancier, déjà récompensé le mois dernier par le prix Jean Giono, a été choisi au 3e tour avec 7 voix contre 3 pour François-Henri Désérable (Un certain M. Piekielny) et une pour Nicolas d’Estienne D’Orves (La gloire des maudits). La nostalgie de l’honneur est le premier livre de Jean-René Van der Plaetsen, directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine.

Le destin de son grand-père

Son récit retrace le destin de son grand-père, gaulliste de la première heure, héros de Bir Hakeim, compagnon du maréchal Leclerc pendant la bataille pour la libération de la France avant d’être commandant en chef en Algérie puis président de l’Aérospatiale. Au-delà de la figure familiale, le livre parle de ces officiers français qui, après la Seconde Guerre mondiale où ils avaient contribué à libérer l’Europe des nazis, sont partis combattre ceux qui réclamaient leur indépendance en Indochine et en Algérie.

L’écrivain s’est dit « très ému » de recevoir ce prix le jour de l’anniversaire de la naissance du général Leclerc (né le 22 novembre 1902, et mort en 1947). « Je dédie ce prix au général Leclerc et à tous ceux qui ont combattu avec lui », a-t-il déclaré à la presse. Jean-René Van der Plaetsen a été élevé dans le culte des héros. « C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse », écrit le romancier. Le livre est moins une biographie de celui que l’auteur appelle « Grand-Père » qu’une méditation sur des valeurs traditionnelles dont la fidélité.

Une « écriture morale et rigoureuse »

« Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? », se demande l’écrivain avant de répondre : « c’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie ». Philippe Tesson, le président du jury de l’Interallié, a salué l'« écriture morale et rigoureuse » du lauréat 2017.

L’an dernier, l’Interallié avait récompensé Serge Joncour pour Repose-toi sur moi  (Flammarion). Outre Philippe Tesson, le jury de l’Interallié se compose de Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Gilles-Martin Chauffier, Éric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Florian Zeller et Serge Joncour en tant que dernier lauréat.