Pour la 19e fête de la librairie, les indépendants mettent les couvertures à l'honneur

EVENEMENT Samedi 22 avril, 500 libraires indépendants accueilleront leurs clients avec une rose et un livre... sur les livres.

Laurent Bainier

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Samedi 22 avril, 500 librairies indépendantes participeront à la 19e Fête de la librairie.
Samedi 22 avril, 500 librairies indépendantes participeront à la 19e Fête de la librairie. — SERGE POUZET/SIPA

Une rose au poing, un pavé sous la main… C’est l’accueil engagé que réserveront les libraires à leurs clients, fidèles ou occasionnels, en ce samedi 22 avril. Leur combat ? Promouvoir le livre sous toutes ses formes, et rappeler aux Français qu’ils ont bien de la chance de pouvoir compter sur un si grand réseau de libraires indépendants dans leur pays. Ils sont près de 500 à avoir répondu à l’appel sur tout le territoire.

« Les librairies indépendantes sont des lieux métissés, qui défendent les livres, notamment les inclassables et réalisent un énorme travail de défrichage, explique Marie-Rose Guarnieri, initiatrice de l’événement et elle-même libraire aux Abbesses, à Paris. La veille des élections, c’est aussi une occasion de redire l’importance d’avoir un pays de lecteurs, où l’on peut penser librement, sans être suiviste. Notre public est très attaché à la diversité éditoriale. »

Pourtant ce n’est pas la proximité du scrutin - et la perspective d’hilarants jeux de mots entre lire et élire - qui ont décidé de la date de cette 19e édition. La Fête de la librairie ainsi que la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ont pris pour ancrage calendaire la Sant Jordi (le 23 avril), une sorte de Saint-Valentin catalane où les amoureux s’offrent une rose et un bouquin.

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En prévision de l’événement, les libraires ont donc acheté 23.000 roses et autant d’exemplaires d’un ouvrage créé pour l’occasion qui seront offerts à chaque personne franchissant le seuil d’un établissement participant. Le Corps du livre, c’est le nom du recueil, met à l’honneur les métiers méconnus du livre (typographes, illustrateurs, maquettistes…) et confie à des experts du genre le soin de nous révéler les secrets d’une bonne couverture. Car une bonne jaquette, c’est 4 à 5 % de ventes en plus, assurait Massin dans L’ABC du métier, mais c’est aussi une bonne occasion de jouer, comme nous le prouvent régulièrement les inventifs libraires de Mollat, à Bordeaux.

Ne voulant pas être en reste, nous avons donc proposé à nos internautes-chroniqueurs de jouer avec nous à deviner le propos de trois ouvrages en ne les jugeant qu’à la couverture : Ils n’avaient à leur disposition que le visuel (sans le titre) du roman et devaient imaginer son histoire. Voici leurs propositions…

Michelle Ballanger, « Il est temps de suivre un régime et d’apprendre à voler » (Rouergue) [sortie le 3/5/17]

Les propositions de notre communauté :

Michelle Ballanger, «Il est temps de suivre un régime et d'apprendre à voler»
  • Une enfant perd ses parents dans un accident et se réfugie dans un monde de rêve, peuplé d’origamis et d’acrobates. Garder la tête dans les nuages ne l’empêchera pas de grandir dans un contexte difficile, de maison d’accueil en maison de redressement. (Thomas)
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  • Ida, jeune dentellière du Paris des années 20, rêve de quitter ses ouvrages et s’envoler, devenir pilote d’avion… (Aurélie)

Dans les années Folles, une trapéziste rêve à un jeune et bel artiste qui gagne sa vie en créant des objets originaux. (Laurent)

Le vrai propos du livre : Le premier livre pour adultes de Michelle Ballanger met en scène Adam, un écrivain public qui s’oublie dans son travail. Très réussi, le roman est entrecoupé de lettres et de cartes postales.

Clémentine Mélois, « Sinon j’oublie » (Grasset)

Les propositions de notre communauté :

Clémentine Mélois, «Sinon j'oublie»

Lors de la seconde guerre mondiale, une jeune fille échappe à la déportation grâce à un pâtissier-résistant-communiste qui la prend comme apprentie. (Khalil)

Une jeune femme élevant seule ses enfants Sandy et Poney retrouve l’amour en leur achetant des gâteaux chez le pâtissier du quartier où elle vient d’emménager. (Valérie)

Quand on va chez Mamie en vacances, on glisse dans son sac des petits mots sans qu’elle le voit. L' enfance heureuse de Sandy et Ponny. (Amandine)

Le vrai propos du livre : Comment, d’une passion bizarre faire un livre génial. L’auteur collectionne depuis des années, dans une boîte à chaussures, les listes de commissions trouvées dans la rue. Elle en reproduit ici 99 qu’elle accompagne d’un court texte, portrait imaginaire de l’auteur du petit papier.

Le Corps du livre (Un livre une rose), ouvrage distribué toute la journée du 22 avril dans près de 500 librairies indépendantes.

Les propositions de notre communauté :

Le Corps du livre, ouvrage distribué dans le cadre de La Fête de la librairie

Un petit garçon prénommé Soleil illumine son quotidien grâce aux livres, dont les mots sous ses doigts, prennent magiquement corps. (Aurélie)

Un vieux scénariste adulé et reconnu par ses pairs raconte comment, dans les années 50, il a volé l’idée de roman de son meilleur ami pour rédiger le scénario qui l’a fait connaître du monde entier. (Khalil)

Un vieux manuscrit sans couverture portant sur une énigme de la création de l’univers est retrouvé et va conduire les héros jusqu’à l’empire du soleil levant. (Valérie)

Le vrai propos du livre : Quand on réalise un recueil sur l’objet livre, on est condamné à en faire un petit bijou. Pari réussi pour cet ouvrage qui donne la parole aux éditeurs les plus inventifs du moment (Tripode, Monsieur Toussaint Louverture) ainsi qu’aux grands noms du secteur. On y découvre les secrets du logo des Editions de L’Olivier, la genèse en 8 esquisses d’une couverture ou le travail de Massin pour imposer l’art de la couverture. Le cadeau rêvé pour un bibliophile.

Si vous voulez jouer avec nous, vous pouvez le faire en commentaire, ou en rejoignant la communauté Livres de 20 Minutes.