«La Grande Baleine» de Vincent de Oliveira nous transporte dans une Varsovie post-apo

ROMAN Prenez deux minutes pour savoir si «La Grande Baleine» de Vincent de Oliveira est le livre qu'il vous faut...

Maxime Luquot

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«La Grande Baleine» de Vincent de Oliveira (Autrement)
«La Grande Baleine» de Vincent de Oliveira (Autrement) — 20 Minutes

Tous les jours de la semaine, la rédaction de 20 Minutes ou ses lecteurs vous proposent une idée de roman à dévorer ou à offrir. Aujourd’hui, La Grande Baleine de Vincent de Oliveira chez Autrement (352 pages, 17,50€).

Une citation :

« Comme tous les survivants, Anton désespérait de revoir un jour le bleu du ciel. Il n’en avait plus qu’un lointain souvenir, que le temps s’acharnait à enfoncer dans l’oubli. »

Pourquoi choisir ce livre:

  • Pour l’univers post-apocalyptique de Vincent de Oliveira qui nous rappelle le livre La Route de Cormac McCarthy et son adaptation cinématographique avec Viggo Mortensen. Dans ce livre l’espoir n’existe plus, seule compte la survie du plus fort.
  • Parce qu’un livre où il n’y a pas de gentil, ça fait du bien ! Ici, que des hommes luttant à leur façon et entre eux dans un monde inhospitalier. Nous sommes loin des personnages chevaleresques tels D’Artagnan ou Cyrano de Bergerac. Les protagonistes de La Grande Baleine sont sombres et n’hésitent pas à faire ce qu’il faut pour survivre.
  • Parce que l’auteur ne perd pas de temps pour nous embarquer dans l’aventure. Dès les premières pages, et dans un style fluide, nous sommes immergés dans ce monde cruel. Le suspense va crescendo et les personnages prennent en consistance au fur et à mesure de la lecture. L’alternance entre les deux protagonistes apporte du rythme au livre et donne l’impression d’un entonnoir menant au dénouement de l’histoire.

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L’essentiel en 2 minutes :

L’intrigue. Dans un monde post-apocalyptique, Anton se retrouve poursuivi en Allemagne par le Caducée, le leader d’un groupe de survivants à Munich qui lui reproche d’avoir tué son frère. En Pologne, Le Chien est entraîné contre son gré par les bannis de Varsovie à la poursuite de l’argent volé du maire, afin de renverser celui-ci. Pourtant séparées d’un millier de kilomètres, ces deux intrigues vont petit à petit se retrouver imbriquées.

Les personnages. Le livre alterne entre deux antihéros. D’abord Anton, qui a fui Varsovie. Derrière son cynisme se cache un but plus poétique, trouver la grande baleine, peut-être le dernier animal à vivre sur cette planète. Et puis, Sergueï, dit Le Chien, un homme façonné par ce monde hostile et par le rejet des femmes. A Varsovie, c’est à lui qu’on fait appel pour les sales besognes.

Les lieux. Entre les villes de Varsovie et de Munich, ravagées par des années de vie sans soleil. Les paysages sont recouverts de neige et au-dessus, les nuages sont lourds, pleins de poussière nocive.

L’époque. Un futur où ils sont de moins en moins nombreux à avoir vu le ciel.

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L’auteur. La Grande Baleine est le premier roman de Vincent de Oliveira. Ce jeune écrivain (28 ans) a vu son court métrage Je suis une moustache remporter le prix Canal + du Nikon Film Festival.

Fiche réalisée par la rédaction de 20 Minutes. Pour rejoindre notre club de lecture, surveillez notre rubrique livres. Plus d’infos prochainement…