Avec «Ada», Antoine Bello met l’intelligence artificielle au boulot

SCIENCE-FICTION Prenez deux minutes pour savoir si «Ada» d'Antoine Bello est le livre qu'il vous faut...

Christophe Quelais

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«Ada» d'Antoine Bello (Gallimard)
«Ada» d'Antoine Bello (Gallimard) — 20 Minutes

Tous les jours de la semaine, la rédaction de 20 Minutes ou ses lecteurs vous proposent une idée de roman à dévorer ou à offrir. Aujourd’hui, Ada d'Antoine Bello chez Gallimard (368 pages, 21€).

Une citation :

« Ada n’a aucun repère. Elle tient le viol pour un hobby inoffensif et le divorce pour une calamité. »

Pourquoi choisir ce livre ?

  • Parce que ce roman parle d’un sujet franchement d’actualité, mais plutôt rare dans la littérature française : l’émergence des intelligences artificielles.
  • Parce que l’auteur ne se contente pas d’écrire une histoire d’intelligence artificielle qui devient folle​ et conquiert le monde (Skynet dans la saga Terminator) ou qui décide de changer le destin de l’humanité en douce pour la protéger (R. Daneel Olivaw dans les livres d’Asimov). Il nous parle des mots, de leur importance sur l’humanité, de la façon dont ils façonnent le monde et de ce qui pourrait se passer si les intelligences artificielles faisaient le boulot. Bref, il nous parle de littérature.
  • Parce qu’on peut lire Ada sans être abonné à Science et Vie pour comprendre.
  • Parce que c’est un polar, un roman à l’eau de rose, un bouquin de science-fiction, un recueil de haïkus… et rien de tout cela.
  • Parce que tout dans ce livre est trompeur, en particulier si vous avez l’impression que l’intrigue est téléphonée et que le style est bancal.
  • Parce qu’il va vous dérouter. Vraiment. Et vous faire réfléchir un bon moment.

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L’essentiel en 2 minutes :

L’intrigue. Inspecteur de police, Frank Logan est chargé de retrouver Ada, une intelligence artificielle qui a disparu de la pièce close où elle était confinée. Elle y était chargée d’écrire un roman à l’eau de rose qui se vendrait à 100 000 exemplaires. Mais Frank a d’autres idées en tête. Ada aussi.

Les personnages. Frank est le prototype du flic rétrograde. Il compose des haïkus, supporte une équipe de base-ball qui ne gagne plus depuis des années et milite pour la conservation du patrimoine de sa ville. Ada, elle, ressemble beaucoup à Samantha, l’intelligence artificielle du film Her. On ne la voit pas et elle s’exprime via les appareils connectés qu’elle trouve.

Le lieu. Palo Alto, dans la Silicon Valley, où se situe le siège de Facebook et de Hewlett-Packard.

L’époque.  Un futur très proche. Pourquoi pas maintenant ?

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L’auteur. Antoine Bello aime jouer avec les mots et leur influence sur la réalité. Déjà auteur d’Eloge de la pièce manquante (un polar dans le monde fictif du puzzle de vitesse) et de la trilogie des Falsificateurs (où une société secrète monte des canulars pour changer le monde), il est le cofondateur d’ Ubiqus, une entreprise spécialisée dans le compte rendu de réunion.

Fiche réalisée par la rédaction de 20 Minutes. Pour rejoindre notre club de lecture, surveillez notre rubrique livres. Plus d’infos prochainement…