"Memor, le monde d'après" de Kinga Wyrzykowska chez Bayard Jeunesse (Montrouge, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Memor, le monde d'après
Memor, le monde d'après — Le choix des libraires

Courrier des auteurs le 25/06/2015

Memor. Le monde d'après, de Kinga Wyrzykowska (Bayard) a reçu le prix Plume Cultura 2015, décerné pour la deuxième année par les libraires Cultura à un auteur jeunesse pour son premier roman


1) Qui êtes-vous ? !
Je varie. Par exemple, là, je suis une réponse. Or, je préfèrerais être une question. Celle-ci : «qui êtes-vous ?» je vous la pose vraiment, racontez moi, VOUS, d'abord, et je vous répondrai après.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Je crois que le thème central de Memor c'est ce que nous faisons de nos souvenirs, ces morceaux du passé que nous glanons et cousons les uns aux autres, tant bien que mal, pour que nos histoires deviennent des patchworks contrastés et beaux. C'est ça la véritable mission de Tomek dans «le monde d'après» : trier ses souvenirs, pour pouvoir grandir.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je choisis une phrase prononcée par le père du héros dans son franco-polonais approximatif :
- «maintenant, on est tous comme le pijane dziecko we mgle*. KO.»
*un enfant ivre dans le brouillard

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La chanson que fredonne la mère de Tomek et qu'il n'entend pas, ou qu'il oublie.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Des «sucrêveries» et de la «rémine» : j'en connais la recette et les dangers, nous les consommerons donc avec modération. Nous n'essaierons qu'une fois. Promis, juré, craché.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non j'en cherche. On m'a dit que les manies étaient nécessaires pour vraiment devenir écrivain. On m'en a suggéré quelques unes mais elles ne m'ont pas satisfaite. Mon éditrice, qui attend mon deuxième roman, examinera, avec la plus grande attention toutes les propositions de rituels envoyées chez Bayard.
Oui, c'est une sorte d'appel d'offre.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Pour moi, l'inspiration est «une impatience» comme les gens qui ont les jambes qui s'agitent malgré eux quand ils se couchent. C'est un certain état d'inquiétude fébrile. Je n'en sais pas beaucoup plus.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
À sept ou huit ans, j'ai pris la décision grave et irrévocable de ne plus jamais écrire. J'avais perdu un concours d'auteurs en herbe organisé par J'aime Lire. Mon premier roman est un acte de trahison.

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