"La fille qui en savait trop" de Nils Barrellon chez City (Grainville, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La fille qui en savait trop
La fille qui en savait trop — Le choix des libraires

Courrier des auteurs le 17/03/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Un agent de la CIA en mission d'infiltration. Ma couverture actuelle est prof de physique-chimie mais j'envisage de la changer à la parution de cette interview.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La traite des blanches. Ces réseaux mafieux qui kidnappent des jeunes filles (souvent dans les pays pauvres de l'Est) pour les prostituer dans les grandes villes d'Europe.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
De nouveau, je n'aime pas la position que j'occupe : pour sortir, je dois me mettre à découvert et, si Bogdan a décidé de manger du poulet sauce au sang pour le dîner, je fais une proie facile.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une musique d'Emir Kusturika et de son Non-Smoking Orchestra. Festive, rythmée, aux sonorités manouches des Balkans.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ce petit plaisir simple d'un bouquin pas prise de tête mais prenant, dans un bon fauteuil, en vacances.
Ou encore : un Club sandwich de trois étages au poulet avec une petite tranche de bacon et de la salade croquante à l'intérieur. Mais, hélas pour eux, je n'en ai qu'un

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Aucun. La CIA ne sait pas que je m'adonne à cette passion coupable qu'est l'écriture, en parallèle de mes filatures et surveillances. Ainsi, j'essaie de me faire le plus discret possible.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En voiture. Quoique, dernièrement, il semblerait qu'elle soit en train d'acquérir une conscience écologique car elle vient de plus en plus souvent en vélib.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Un jour, à la lecture d'un polar, je me suis senti capable de faire aussi bien. Et j'ai essayé. Évidemment, j'ai d'abord déchanté : un polar, pourtant considéré comme un genre mineur dans la littérature, nécessite beaucoup de travail pour être agréable à lire. Mais j'ai persévéré et je suis assez content de vous en présenter le résultat.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Dostoïevski dont j'ai dévoré en peu de temps l'oeuvre complète. Crime et Châtiment notamment.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
L'auteur de polar doit divertir.

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