"Bettina Eisner" de Michel Deutsch chez Bourgois (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Bettina Eisner
Bettina Eisner — Le choix des libraires

Courrier des auteurs le 13/05/2014

Michel Deutsch répond aux questions des internautes


Il y avait une sorte de mythe familial autour de mon grand-père, qui était médecin écrivain et publiait en Allemagne. Et la présence des livres...

Quand j'ai été publié, le théâtre était encore au centre de la cité... Il y avait à l'époque une utilité de l'écriture, une utilité politique.

Raconter des histoires, c'est raconter le monde tel qu'il va.

Le problème de la littérature française aujourd'hui, c'est que très rares sont les écrivains qui s'intéressent vraiment au monde.

Le polar permet d'explorer les choses telles qu'elles sont et les gens tels qu'ils vivent. Les grands polars racontent le monde, ce sont des foreuses qui entrent dans les cités et montrent comment cela se passe. C'est ce qui m'intéresse.

Il y a la trame, et à partir de là, il faut capter le monde tel qu'il est... Je laisse de l'espace.
il y a l'atmosphère d'une rue que j'ai envie de rendre, mais ensuite c'est du travail...

A un moment le personnage vous échappe, il a sa logique propre... Il ne répond plus à vous, il répond à la logique que vous lui avez fabriquée.

Autrefois j'écoutais de la musique en écrivant, mais maintenant cela parasite la musique des mots, du style.

Je lis, que j'écrive ou non, je lis tout le temps. Avec d'autant plus de véhémence que les jeunes générations lisent de moins en moins...

Avec Bettina Eisner, j'avais envie d'interroger l'Allemagne. Qu'est-ce que «le communisme» ? Est-ce celui de la RDA, prussien, autoritaire et terrible ? C'était l'Etat policier le plus perfectionné, là où ils ont été les plus forts et les plus insensés.

Merci à Dorothée (Asnières), Marie-Martine (Orléans), Jessica (Montreuil), David (Neuilly), Florent (Tours), Florence (Chartres), Kevin (Marseille)...

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