"Sistac" de Charlie Galibert chez Libretto (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Résumé

Dans les immenses solitudes de l'ouest américain, dans les déserts immobiles, dans les plaines et jusque dans le creux des ravines asséchées par le soleil, deux hommes se poursuivent mutuellement en une implacable chasse à l'homme. L'un est un fils d'armurier étrangement né de l'autre côté de l'Atlantique dans le quartier des Minimes à Toulouse. L'autre est un tueur répondant au surnom de Goodfellow, sorte d'alter ego fantomatique de sa proie.
Qui chasse l'autre et pourquoi ? Sont-ils deux ? Jusqu'à quel point, pris dans la solitude et la violence, peut-on résister à la folie lorsqu'on ne dispose plus que de son cheval, d'une arme éculée et de quelques cartouches ?

Charlie Galibert est ethnologue et auteur de plusieurs essais. Son premier roman, Carnaval cathare, a paru en 2003 aux Editions Empreinte. Il a également publié Sistac et L'Autre aux Editions Anacharsis.

Le choix des libraires : choisi le 09/04/2014 par Julien Breta de la librairie LA SALLE DES MACHINES à MARSEILLE, France

Julien Breta recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com

Courrier des auteurs le 09/04/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Anthropologue, philosophe, psychologue, je suis un écrivant rêvant de devenir écrivain...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central du livre est la solitude, ou, plus exactement, la solitude au prix de l'impossibilité d'être seul : toujours quelqu'un est devant vous, «après vous» (au sens strict du terme)...L'autre nous précède toujours. On peut même dire qu'il nous constitue. Le livre raconte l'histoire d'un jeune toulousain émigré en Amérique (d'où l'idée d'une projection du Sud Ouest de la France sur celui des USA - et, donc d'un «Sud Ouest terne» !) vers les années 1850. Il est question de sa survie et de son jeu de cache-cache avec un mystérieux poursuivant... qu'il lui arrive aussi de poursuivre. La question est «qui est qui ?», «qui suis-je ?», «qui est l'autre ?». Le roman a d'ailleurs une suite qui s'appelle «L'Autre»...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"On ne réfléchit jamais aussi bien qu'en fuyant au galop"...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un «morceau en forme de western» d'Eric Satie, un truc tourmenté à la Manset, ou une «Music for film» de Brian Eno.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le plaisir de la forme : chaque chapitre ne dépasse pas quelques lignes, au maximum une page : l'idée d'un «roman-goutte» plutôt que d'un «roman-fleuve». Sur le fond : l'humour qu'implique toute gravité, la gravité qui palpite dans tout humour. La joie de découvrir l'univers de Jean E. Sistac : le plaisir de vivre, d'autant plus qu'à la fin, il faut mourir. Une philosophie de l'existence !

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