"Botanique du chaos" de Ana María Shua chez Folies d'encre (Montreuil, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Botanique du chaos
Botanique du chaos — Le choix des libraires

Résumé

«Botanique du chaos» se situe dans un genre rebelle, inclassable, aux frontières du récit, de la poésie, de l'aphorisme et de la brève de comptoir : la micro-fiction.
«Il est certain que le genre a un penchant pour le fantastique. Ce sont elles, mes micro-fictions, qui choisissent cette voie, alors que je tente, sans succès, les fouettant parfois, de les conduire vers l'imitation la plus crue de la réalité. Par ailleurs, le tissage du fantastique et du quotidien dans une même trame est typique de la littérature argentine, dans tout les genres : Borges, Cortazar, Bioy Casares...
Un cosmos de quinze lignes peut tout contenir. Bien entendu, il vaut mieux que les meubles soient tout petits. Par ailleurs, la micro fiction exige une écriture impeccable. À cette taille, la plus petite erreur acquiert des proportions gigantesques.»

«Quand le professeur Kant fait sa promenade habituelle à reculons, même le lait retourne dans le pis des vaches.»

Ana María Shua est née à Buenos Aires en 1951. Elle exerce différents métiers, publicataire, journaliste, scénariste pour le théâtre et le cinéma. En 1976, sous la dictature militaire, elle prend le chemin de l'exil et s'installe à Paris. Elle devient la correspondante d'une revue espagnole du groupe Cambio 16. De retour en Argentine, ses premiers romans, Soy paciente et Los amores de Laurita sont célébrés par la critique et font l'objet d'adaptations au cinéma. Éditée aux États-Unis, en Espagne et en Allemagne, son oeuvre comprend plus de trente ouvrages, romans, livres de jeunesse, essais. La muerte como efecto secundario, son premier roman édité en français (par les éditions Folies d'encre), est considéré par l'Académie des Lettres d'Espagne comme l'un des cents meilleurs romans contemporains de langue espagnole.

La revue de presse : Macha Séry - Le Monde du 20 mars 2014

Il y a du Lewis Carroll et du Roland Topor dans ces récits qui évoquent souvent la mort, les derniers instants d'un agonisant et les fantômes des défunts. Un agent en faction interdit à un individu (est-il mort ou vif ?) de sortir du poste de police : " Vous ne pouvez pas laisser votre corps étendu là dans la cour, ce n'est pas une morgue ici, monsieur "... Groupées par thèmes (la flore, les prophètes et les cataclysmes, dieux et démons, les spécimens rares, etc.), ces nouvelles concises se lisent comme autant de variations sur les réalités parallèles.

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