"Marat ne dort jamais" de Pierre Lepère chez la Différence (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Marat ne dort jamais
Marat ne dort jamais — Le choix des libraires

Résumé

Il faut tout le talent de conteur et l'art d'écrire de Lepère pour réussir à nous plonger dans l'époque troublée de la Convention et rendre vivants ces personnages que les manuels scolaires ont réduits à des images simplistes : qui ne connaît celle de Marat assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday ? Une légende noire s'attache à Jean-Paul Marat. Le savant admiré par Goethe, le penseur polyglotte, disciple de Montesquieu, le journaliste infatigable, l'homme souffrant dont le peuple disait qu'il ne dormait jamais pour mieux veiller sur lui, sont soigneusement occultés au profit de sa caricature. En revanche, la légende blanche de Charlotte Corday n'a jamais cessé d'être célébrée. On continue à voir en elle une nouvelle Jeanne d'Arc dont l'attentat aurait sauvé la France. La réalité est plus contrastée. La mort de Marat n'a-t-elle pas ouvert une voie royale à Robespierre et permis l'instauration de la Terreur ?

Né à Lyon en 1949, Pierre Lepère a passé son enfance en Allemagne, en Algérie et au Maroc. Il est poète, essayiste et romancier. Après Le Ministère des ombres qui mettait en scène la chute de Nicolas Fouquet, Un prince doit venir qui racontait l'assassinat du duc d'Enghien, Pierre Lepère achève sa trilogie des grands perdants de l'Histoire avec Marat ne dort jamais.

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 27 février 2014

La Révolution enfantait la République au prix de terribles convulsions, que le romancier, au long d'une grande première partie, expose dans leur infinie complexité...
Dans une chambre d'hôtel, la future meurtrière se prépare calmement à son forfait, elle rédige une « adresse aux Français » dont le style et même quelquefois le propos rappellent étrangement ceux de sa future victime. Pierre Lepère excelle à saisir le mélange de passion et de froide résolution qui l'anime. Dans des pages superbes, il raconte la première tentative, avortée, de visite à Marat, le forcement de 
sa porte en fin d'après-midi, le coup mortel, le procès 
le 17 juillet et l'exécution capitale, quelques heures après. Le temps, pour Jean-Jacques Hauer, de réaliser, dans la cellule, le portrait devenu célèbre qui, selon 
le Courrier français du 21 juillet 1793, présentait 
« un mélange étonnant de tous les contrastes ». 
À son tour, le roman approche remarquablement 
cette manière de bloc hétérogène, en lequel la Révolution se donne plus que jamais à déchiffrer.

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