"Le maquis de Glières : mythe et réalité" de Claude Barbier chez Ministère de la Défense,Perrin (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le maquis de Glières ; mythe et réalité
Le maquis de Glières ; mythe et réalité — Le choix des libraires

Résumé

La légende affirme que le plateau de Glières aurait été le lieu de la «première bataille de la Résistance». Situé au coeur de la Haute-Savoie, Glières servit, il est vrai, de refuge aux réfractaires du STO, puis devint un lieu de réception pour les parachutages entre le 31 janvier et le 26 mars 1944. Après que Vichy eut essayé, mais en vain, de liquider cette concentration maquisarde, la Wehrmacht prit les choses en main. S'ensuivit une féroce répression, conduite par les policiers allemands de la Sipo-SD.
Les plus hautes personnalités de l'État n'hésitent pas à se déplacer dans ce haut lieu de la Seconde Guerre mondiale. Mais à quoi rendent-elles hommage ? La bataille a-t-elle vraiment opposé une division allemande à un demi-millier de maquisards ? Les archives enfin disponibles permettent d'éclairer sous un jour neuf cet épisode et de remanier la trame légendaire véhiculée par une littérature plus encline à privilégier la mémoire que l'histoire. Et par-delà les événements de Glières, cette recherche exemplaire amène à réfléchir, dans un cadre plus large, aux maquis ainsi qu'à leur environnement, à définir leurs forces mais aussi leurs faiblesses.

Docteur en histoire de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Claude Barbier a entamé ses travaux sur les événements de Glières alors qu'il effectuait son service militaire au sein du 27e bataillon de chasseurs alpins à Annecy. Ha ensuite poursuivi ses recherches durant de longues années, exploitant les archives françaises, britanniques, américaines, suisses et allemandes.

La revue de presse : Paul-François Paoli - Le Figaro du 6 mars 2014

Malraux va se retourner dans sa tombe, mais il n'est pas le seul que ce livre risque d'empêcher de dormir. Dans Le Maquis de Glières, mythe et réalité, il est soutenu que le récit épique qui nous est conté depuis soixante-dix ans sur la «première bataille de la Résistance» censée avoir opposé, le 26 mars 1944, près de 500 maquisards à des milliers de soldats allemands est plus qu'approximatif...
Docteur en histoire, Barbier a entamé ses recherches sur le maquis de Glières en 1987, à l'époque où il faisait son service militaire dans le bataillon des chasseurs ­alpins (BCA) à Annecy. Il a rencontré plus d'une centaine de témoins de l'époque, maquisards mais aussi miliciens, et exploité les archives françaises, allemandes, suisses, américaines et britanniques.

La revue de presse : Emmanuel Hecht - L'Express, mars 2014

Le fait d'armes du maquis savoyard est entré dans la légende du gaullisme. Pas dans l'Histoire. L'enquête scrupuleuse de Claude Barbier devrait faire du bruit...
Provocation ? Révisionnisme ? Injures aux acteurs du drame ? Que nenni. L'historien savoyard, archives anglaises, allemandes, suisses... à l'appui, reconstitue méticuleusement la tragédie du plateau de Glières, entré dans la légende dorée du gaullisme. Mais jamais il n'accable les chefs du maquis, Théodose Morel - le charismatique Tom, héros s'il en est -, Maurice Anjot, son successeur, etc. Au contraire, il rend hommage à leur engagement, à leur courage, mais il met un point d'honneur à souligner le terrible gâchis de cette aventure, invoquant les mânes du grand historien Paul Veyne : "Critiquer les mythes n'est pas en démontrer la fausseté, mais plutôt retrouver leur fond de vérité."

La revue de presse : André Loez - Le Monde du 20 février 2014

Claude Barbier prend à rebours les lectures usuelles pour contester que le maquis des Glières ait été, en mars 1944, le lieu d'une bataille héroïque...
Le travail est avant tout fondé sur une exploitation des archives, françaises, britanniques et allemandes, qui l'amène à raconter autrement les événements du 26 mars 1944 : il n'y a pas eu " attaque d'envergure " des Allemands aux Glières, tout juste une " reconnaissance offensive ", suivie du repli des résistants. Ce que Malraux et d'autres avaient célébré comme la " première bataille de la Résistance " n'a, littéralement, " pas eu lieu ". Un tel propos s'inscrit dans les reconfigurations plus larges de l'histoire de la Résistance depuis deux décennies, qui voit bon nombre de ses récits contestés pièces en main par des historiens.

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