"Prisonniers du FLN" de Raphaëlle Branche chez Payot (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Prisonniers du FLN
Prisonniers du FLN — Le choix des libraires

Résumé

Frère Luc, du monastère de Tibherine, dont on sait l'enlèvement et la fin tragique en 1996, avait déjà connu la capture. C'était le 1er juillet 1959, en pleine guerre d'Algérie. Les hommes en armes qui l'avaient rapté ne le libérèrent que cinq semaines plus tard. En Algérie, contre toute attente, le FLN fit des prisonniers - militaires mais aussi civils, des hommes mais aussi des femmes - pour internationaliser le conflit grâce à l'action de la Croix-Rouge internationale. Beaucoup moururent. Leur histoire, qui est aussi celle de la première tentative d'appliquer les conventions de Genève lors d'un conflit, n'avait encore jamais été faite. Ce livre entend leur redonner vie, les réinscrire dans notre mémoire, et dire au plus près l'expérience de ces prisonniers de la guérilla, témoins étranges d'une guerre dont on a largement perdu le sens.

Raphaëlle Branche, historienne, maîtresse de conférences à l'université Paris-1, est notamment l'auteure de La Guerre d'Algérie : une histoire apaisée ? (Seuil).

La revue de presse : Catherine Simon - Le Monde du 6 mars 2014

L'auteure, qui s'appuie, pour une bonne part, sur les archives du ministère français de la défense, n'a pas pu, hélas, enquêter au Maroc et en Tunisie, où le FLN avait ses quartiers - et ses véritables prisons. Son ouvrage, d'une rigueur minutieuse, n'en lève pas moins le voile sur une page oubliée de la guerre d'Algérie...
Non seulement aucun fichier central, concernant les " disparus ", militaires ou civils, ne fut constitué, mais la transmission des informations aux familles se faisait mal - le mot est faible...
L'auteure, qui s'appuie, pour une bonne part, sur les archives du ministère français de la défense, n'a pas pu, hélas, enquêter au Maroc et en Tunisie, où le FLN avait ses quartiers - et ses véritables prisons. Son ouvrage, d'une rigueur minutieuse, n'en lève pas moins le voile sur une page oubliée de la guerre d'Algérie.

La revue de presse : Laurent Lemire - Le Nouvel Observateur du 23 janvier 2014

L'historienne Raphaëlle Branche consacre un livre intelligent à cette page occultée de la guerre...
En puisant dans les archives, en recueillant des témoignages, l'historienne montre les conditions de détention, les marches épuisantes, les simulacres d'exécution, les tortures et l'élimination pure et simple de ceux qui ne pouvaient plus avancer...
L'historienne n'évacue rien. Elle tente aussi de comprendre pourquoi ces faits ont été occultés, en France comme en Algérie. Les prisonniers algériens dont on n'a jamais plus entendu parler se comptent sans doute par dizaine de milliers. Idem pour le millier de Français - moitié civils moitié militaires - disparus des mémoires.

La revue de presse : Jean-Marc Bastière - Le Figaro du 30 janvier 2014

Cette histoire appartient ­- parmi beaucoup d'autres - à l'une des pages méconnues de la guerre d'Algérie : celle des prisonniers du FLN. C'est celle que restitue, avec minutie et rigueur, l'historienne Raphaëlle Branche, celle de centaines de disparus. On estime à moins de mille quatre cents le nombre total de prisonniers. Plus de la moitié d'entre eux ne revinrent pas de captivité...
Les prisonniers partagèrent le sort des combattants indépendantistes. Lorsque leurs conditions de vie au maquis se dégradaient, les chances de survie des prisonniers diminuaient. Surtout les deux dernières années du conflit. Plus de 58 % des militaires français moururent en captivité et plus de 70 % des civils français.

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