"Seul dans Berlin" de Hans Fallada chez Denoël (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

— 

Seul dans Berlin
Seul dans Berlin — Le choix des libraires

Résumé

Mai 1940, Berlin fête la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans Berlin raconte le quotidien d'un immeuble modeste de la rue Jablonski. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C'est Frau Rosenthal, Juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C'est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d'avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers. Aucun roman n'a jamais décrit d'aussi près les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un tel réalisme et une telle sincérité.

Écrivain réaliste populaire, Hans Fallada, pseudonyme de Rudolf Ditzen (1893-1947), a dressé un tableau très fidèle de la société allemande entre les deux guerres, pour terminer en 1947 par Seul dans Berlin, son chef-d'oeuvre, dont Denoël publie une nouvelle traduction, pour la première fois dans sa version originelle et non censurée. Cette édition restitue enfin la vision de Fallada dans son intégralité, sans simplification possible : celle d'un homme et d'une femme debout.

La revue de presse : Gilles Heuré - Télérama du 29 janvier 2014

Années 1940 : le nazisme triomphe, un couple d'Allemands résiste. Censuré à sa parution en 1946, ce roman puissant paraît dans sa version intégrale...
Seul dans Berlin, monument de plus de 700 pages dans la traduction française, ne propose pas une lecture purement idéologique de ces années où le IIIe Reich tout-puissant imposait la terreur. Le roman, écrit en un peu plus d'un mois par Fallada - morphinomane en proie à ses démons intérieurs et qui allait décéder un an après la parution du livre -, offre à suivre une ­galerie d'individus vivant dans le même immeuble, au numéro 55 de la rue Jablonski, à Berlin...
Inspiré d'une histoire vraie, ce fabuleux roman évoque de façon presque naturaliste les cours nauséabondes, les usines ou les cafés, la stridence des rues berlinoises. Il dit surtout la peur, d'abord sourde puis de plus en plus précise, qui étrangle.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires