"Quand tout est déjà arrivé" de Julian Barnes chez Mercure de France (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Quand tout est déjà arrivé
Quand tout est déjà arrivé — Le choix des libraires

Résumé

Nous vivons à ras de terre, à hauteur d'homme et pourtant - et par conséquent - nous aspirons à nous élever. Créatures terrestres, nous pouvons parfois nous hisser jusqu'aux dieux. Certains s'élèvent au moyen de l'art ; d'autres, de la religion ; la plupart, de l'amour. Mais lorsqu'on s'envole, on peut aussi s'écraser. Il y a peu d'atterrissages en douceur. On peut rebondir sur le sol assez violemment pour se casser une jambe, entraîné vers quelque voie ferrée étrangère. Chaque histoire d'amour est une histoire de chagrin potentielle. Sinon sur le moment, alors plus tard. Sinon pour l'un, alors pour l'autre. Parfois pour les deux.

C'est à différentes altitudes que se situent les trois récits qui composent ce livre. Le premier nous conte, avec souvent beaucoup d'humour, les différentes tentatives de l'homme pour voir le monde d'en haut. Et il s'attache plus particulièrement à celles de Nadar, qui, à bord d'un ballon, réalisa les premiers clichés aérostatiques en 1858.
Le deuxième se penche sur les amours de Sarah Bernhardt - souvent photographiée par Nadar et qui fit un tour en montgolfière - avec un bel officier anglais. Là, on est "à hauteur d'homme".
Le troisième nous parle - droit au coeur - de ce qui se passe quand "tout est déjà arrivé", en l'occurrence, la mort de l'être qui vous était le plus proche et "qu'on est tombé de la plus grande hauteur". Disons simplement que Julian Barnes est sans doute là au sommet de son art.

Julian Barnes vit à Londres. Auteur de quatorze romans ou recueils de nouvelles, de six essais ou récits, traduits en plus de trente langues, il a reçu en 2011 le David Cohen Prize pour l'ensemble de son oeuvre. Toujours en 2011, son roman Une fille, qui danse (Mercure de France) a été couronné par le prestigieux Man Booker Prize.

La revue de presse : Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 23 janvier 2014

Pour retrouver sa femme disparue, Julian Barnes monte en ballon avec Nadar et Sarah Bernhardt. Un livre aérien et bouleversant...
A la plupart des écrivains français, la mort de la bien-aimée aurait inspiré un tombeau, et son cortège d'affligés en noir. Au romancier anglais, elle a inspiré au contraire un vol en ballon tout en légèreté et en grâce, où l'on boit du champagne et déguste du foie gras à la hauteur des nuages, où l'on pleure à chaudes larmes en laissant accroire que c'est à cause du vent, d'un insecte ou d'une escarbille. Et c'est ainsi que Barnes est grand.

La revue de presse : Marianne Payot - L'Express, février 2014

Si Dieu n'existait pas, resterait l'homme, l'homme capable de s'élever, d'aimer, mais aussi de chuter. C'est autour de ce triptyque profane que l'Anglais Julian Barnes nous livre l'ouvrage le plus délicieux, le plus subtil et le plus poignant de cette rentrée.

La revue de presse : Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 19 janvier 2014

Quand tout est déjà arrivé, du délicieux et subtil Britannique Julian Barnes, est composé de trois textes. Le premier est plaisant, le deuxième amusant, le troisième poignant. Sauter les deux premiers pour arriver à celui qui nous brise le coeur ne serait pas criminel. Regrettable quand même parce que cette qualité d'humour court les rues à Londres, mais pas à Paris. Dans les deux capitales le temps manque, le temps presse, et si vous n'avez qu'une petite heure à consacrer à Julian Barnes, alors, foncez sur le troisième texte. Sur sa vie, après la mort de sa femme. Triste, oui, bien sûr, émouvant. Magnifique...
Julian Barnes distingue le chagrin du deuil. Le chagrin est une douleur, le deuil un travail. "Le chagrin tord les tripes, coupe le souffle, freine l'irrigation du cerveau ; le deuil nous emporte dans une nouvelle direction." Autrement dit, le deuil est déjà une échappatoire alors que le chagrin est un ressassement. Dans celui-ci la mémoire fonctionne sans cesse.

La revue de presse : Nathalie Crom - Télérama du 16 janvier 2014

Trois récits limpides. Sur l'élévation par l'art avec Nadar, par l'amour avec Sarah Bernhardt, et sur la chute, avec le deuil impossible de l'être aimé...
Une réflexion sur l'élévation - celle du corps, mais aussi celle de ­l'esprit par la voie de l'art, par celle de l'amour -, et sur la chute qui peut en être le corollaire, constituant l'étrange fil rouge de ce volume qui n'est peut-être pas le meilleur de Barnes, mais qui émeut durablement.

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