"Dans l'intimité des dictateurs" de Marc Lefrançois chez City (Grainville, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Dans l'intimité des dictateurs
Dans l'intimité des dictateurs — Le choix des libraires

Résumé

Saviez-vous qu'un empereur romain désignait ses préfets en fonction de leurs attributs intimes ? Qu'une ancienne prostituée était devenue impératrice byzantine ? Qu'un célèbre révolutionnaire s'était suicidé avant d'être abattu d'une balle puis guillotiné ?
Imaginez-vous Hitler en artiste peintre exposant ses toiles dans les galeries de Vienne ? Staline en jeune séminariste chantant des psaumes dans une église ? Pol Pot en écolier découvrant les plaisirs de l'existence dans les bras des concubines royales ? Kim Jong-Il kidnappant une célèbre actrice de cinéma pour réaliser un remake de Godzilla ? Papa Doc instituant le vaudou comme religion d'État ?
Cela est presque aussi difficile à concevoir que Mao Zedong en poète maudit, Lénine en bourgeois désoeuvré, Mussolini en amoureux transi d'une militante féministe ou Fidel Castro en amant torride d'une célèbre actrice hollywoodienne.
Pourtant, la vie des dictateurs est riche d'étonnantes révélations, autant de faits singuliers et insolites qui témoignent des nombreuses facettes, des secrets et des faiblesses qu'on s'efforça souvent de dissimuler. Ainsi, mieux valait ne pas connaître en détail les régimes alimentaires de certains dictateurs, les terribles rivalités familiales des empereurs et des impératrices, les sordides cruautés du premier des tsars... Et, que dire, de leurs penchants sensuels qui ne pouvaient être assouvis que dans les plus grands excès ?
Grâce à une profusion d'anecdotes, ce livre propose de rentrer dans l'intimité des dictateurs. Loin de leur simple image de monstres sanguinaires et de tyrans, on découvre que Staline, Hitler, Mao, Pol Pot, Castro, Mussolini, Bokassa et les autres étaient aussi des hommes. Et c'est peut-être ce qu'il y a de plus terrifiant : comment des êtres entretenant souvent un bonheur domestique presque banal ont-ils pu devenir ou se transformer en monstres ?

Marc Lefrançois a été professeur de français et d'histoire. Il se consacre désormais à l'écriture avec notamment Histoires insolites des rois et des reines de France, Histoires insolites des écrivains et de la littérature, Histoires insolites des chefs-d'oeuvre.

Courrier des auteurs le 27/01/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Avant tout un amoureux des livres, mais aussi un passionné de l'histoire et de la culture. Ce qui fait qu'après avoir enseigné le français et l'histoire pendant des années, je me suis tout logiquement consacré à l'écriture.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les grandes et terribles figures historiques que furent les dictateurs les plus caractéristiques de notre temps, mais aussi les plus frappants de l'histoire.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Une qui, justement, n'est pas de moi, mais de Chamfort, un moraliste que j'aime beaucoup : "Ils croient posséder le pouvoir et c'est le pouvoir qui les possède." Je l'ai précisément mise en exergue car elle me semble parfaitement illustrer la mécanique du pouvoir, de ce "pouvoir absolu qui corrompt absolument", de cette monstrueuse puissance qui brise les coeurs et les corps.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un requiem. Bien sûr, il ne s'agirait pas d'une messe des morts, mais d'une sombre évocation fonctionnant comme un memento mori nous rappelant à quel point les civilisations sont fragiles dès lors que leurs destinées sont régies par des fous sanguinaires.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Cette fascination que j'ai pu ressentir devant ce qu'on appelle un peu pompeusement, ou un peu vaguement, le destin. Il est vraiment sidérant, et effrayant, de voir à quel point certains dictateurs n'ont dû leur carrière qu'à une incroyable succession de hasards improbables. Il y a là un acharnement de la destinée qui laisse songeur...

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Le petit café balzacien que je prends bien installé dans un confortable fauteuil en feuilletant un livre ou une revue. J'aime commencer ainsi ma journée. Normalement, c'est une sorte de préambule au travail, mais je dois avouer qu'il m'arrive de repousser tellement ce que j'ai à faire que je peux passer la journée à bouquiner. Mais de toute façon, comme je me couche tard, je ne peux m'endormir sans avoir passé une heure ou deux à écrire.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je crois que c'est la hantise de bien des écrivains. Pour ma part, je ne me pose guère la question de faire venir l'inspiration. Si elle est là, je travaille, et si je ne me sens pas inspiré, j'en profite pour faire autre chose. L'écriture n'est pas une obligation, un devoir ou une souffrance. C'est avant tout un plaisir et c'est sans doute pour cela que l'inspiration ne se montre pas capricieuse. En amour, on a cette formule : "Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis". Il suffit de ne pas trop y penser et elle vient toute seule. Il ne reste plus qu'à ne pas la laisser s'échapper avant d'avoir passé une torride nuit... de travail.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
En fait, elle a toujours été là. Enfant, je voulais exercer deux métiers : écrivains et boulanger-pâtissier. Pour le second, j'ai vite été déçu quand j'ai appris qu'on n'avait pas le droit de dévorer tous les gâteaux. Du moins que ce n'était pas conseillé. Me restait donc l'écriture, qui est peut-être un prétexte pour dévorer tous les livres...

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Comme je reviens d'Amiens où j'ai visité la maison de Jules Verne, c'est naturellement à cet auteur que je pense et à tout le bonheur que j'ai eu enfant à lire ses histoires extraordinaires. Sincèrement, je souhaite à tous de grandir en se passionnant pour le monde étrange des Vingt mille lieues sous les mers ou de L'île mystérieuse.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Cela me fait penser à cette malicieuse question que me posaient mes élèves : "A quoi ça sert l'histoire ?" Ce à quoi je répondais, par boutade, que cela ne servait à rien et que c'était précisément pourquoi c'était aussi important.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Une place essentielle. En pensant à mon enfance, je me revois me précipiter dans une librairie dès que j'avais un peu d'argent de poche pour y acheter les aventures d'Arsène Lupin. Avec le temps, beaucoup de choses s'effacent, mais curieusement je me souviens parfaitement de la collection dans laquelle sortaient les romans de Maurice Leblanc, les différentes librairies où j'allais les acheter, et même l'endroit où se trouvaient les livres de poche. Cela n'a pas changé. Je passe un temps fou dans les librairies à la recherche de petites pépites littéraires ou simplement pour musarder au milieu des livres... et des aimables lectrices.

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