"Un bouquet de coquelicots" de Marianne Sluszny chez la Différence (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Un bouquet de coquelicots
Un bouquet de coquelicots — Le choix des libraires

Résumé

La guerre 14-18, en Belgique. Dans chacune de ces nouvelles, Marianne Sluszny donne une voix à un de ces personnages ordinaires, dont la vie a basculé dès le début des hostilités - soldat inconnu, musicien, jeune mariée, combattant flamand, infirmière, Congolais, pigeon voyageur, tous, le désastre de l'occupation les a broyés.
Dans ces brèves histoires crûment racontées, des visages et des vies se dessinent. Les lieux du drame, Andenne, Namur, Malines, Anvers, Bruxelles, La Panne, Ypres, villes martyres, zones de combat ou zones d'occupation, balisent le territoire où ces destins, éphémères comme des coquelicots, ont été anéantis.

Marianne Sluszny vit à Bruxelles et travaiile depuis plus de vingt ans à la RTBF (Radio Télévision de la Communauté française de Belgique) comme productrice de documentaires culturels. Elle a compulsé pendant trois ans les archives de la Grande Guerre pour une série d'émissions qui seront diffusées au printemps 2014.
La Différence a publié Toi, Cécile Kovalsky en 2005 (Prix de la première oeuvre de la Communauté française de Belgique et Prix Lucien Malpertuis de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique) et Le Frère du pendu en 2011.

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 16 janvier 2014

Ce petit recueil de nouvelles inaugure de remarquable manière l'année littéraire du centenaire 
de la Grande Guerre. À son origine, une recherche 
dans les archives pour une série d'émissions de 
la RTBF. L'occasion d'appréhender la réalité du conflit 
à hauteur humaine. Sept récits en portent ici témoignage, saisissant chacun un personnage dont la destinée parle pour celles de millions d'autres...
Ce qui saisit en effet, dans ce volume de peu d'épaisseur et ses histoires quasi minimalistes, c'est la vigueur de la restitution. Rapidité du trait, sobriété extrême de la langue  : les personnages prennent eux-mêmes 
la parole et sans recherche d'effet racontent chacun leur bout de guerre...
Le livre s'achève par le récit de Cécile, l'infirmière fille de grands bourgeois bruxellois, qui d'un pan bouleversant de sa vie ne conserve plus qu'un coquelicot découpé dans de la feutrine. Aussi banal, aussi simple, aussi dépourvu d'ornement, mais aussi puissamment évocateur que ce recueil magnifique.

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