"Bison" de Patrick Grainville chez Seuil (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Bison
Bison — Le choix des libraires

Résumé

Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux «musée indien» qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire.
Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.

Patrick Grainville est né en 1947 à Villers (Normandie). En 1976, il a obtenu le prix Goncourt pour Les Flamboyants. Bison est son vingt-quatrième roman.

Courrier des auteurs le 23/01/2014

1) Qui êtes-vous ? !
J'ai écrit 24 romans. J'aime les mots, l'épopée, les passions amoureuses, la couleur, le mouvement...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le roman raconte les aventures de George Catlin, le premier peintre des Indiens des plaines le long du Missouri en 1832.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Aigle Rouge les installa à droite à l'intérieur de la tente. Catlin vit la jeune fille à gauche, agenouillée de côté à la manière indienne.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le Sacre du Printemps de Stravinsky

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La grande découverte des Indiens intacts avant leur disparition, les bisons, les fleuves, la grande prairie, les Sioux, les squaws dont Louve blanche, une prisonnière rebelle.

La revue de presse : Florence Bouchy - Le Monde du 30 janvier 2014

... Patrick Grainville a été déterminé par la dimension visuelle de son sujet. La beauté et la générosité dont témoignent les portraits d'Indiens du peintre George Catlin (1796-1872) l'ont ému, et il s'est senti invité à son tour à relater la vie du peintre en se tournant, comme lui, vers les Indiens. Bison retrace ainsi le séjour de Catlin parmi les Sioux, décrit aussi bien leurs chevauchées dans les plaines que les rituels chamaniques auxquels ils se livrent. Mais si Catlin faisait oeuvre d'ethnologue, peignant les Indiens afin de conserver leur mémoire pour une époque - qu'il devinait prochaine - où ils auraient disparu, Patrick Grainville a dû transformer la considérable documentation dont il disposait en matériau romanesque. Imaginer, combler les lacunes, " raconter sans extravaguer ", pour respecter une contrainte minimale de fidélité aux Indiens.

La revue de presse : Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, janvier 2014

Fasciné par les Indiens, le peintre George Catlin a vécu au milieu des tribus. Patrick Grainville fait de sa cheyenne de vie une fresque flamboyante...
Dans ce chaos, Catlin croque et Grainville se régale. Le tumulte, c'est son truc. Et l'apothéose, c'est quand s'ouvre une chasse au bison. Tout, chez les Sioux, tourne autour de ce géant. Sept peaux font un wigwam ; d'autres deviennent des manteaux, des couvertures, des canoës, des lassos ; on mange du bison, on sent le bison, on rêve de bison. Lorsque leur énorme troupeau survient sur la plaine, Grainville est encore plus à la fête que les archers déchaînés. Ça meugle, se bouscule, mugit, se chevauche et se tue dans un déluge de phrases. C'est magnifique.

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