"Travailler et aimer : entretiens avec Sylvie Mesure et Giovanni Busino" de Giovanni Busino ,Sylvie Mesure ,Dominique Schnapper chez Odile Jacob (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Travailler et aimer : entretiens avec Sylvie Mesure et Giovanni Busino
Travailler et aimer : entretiens avec Sylvie Mesure et Giovanni Busino — Le choix des libraires

Résumé

Pour la première fois Dominique Schnapper se confie. Elle nous parle d'elle, de son père Raymond Aron, de son mari, l'historien d'art Antoine Schnapper. Plongée par tradition familiale dans les grandes questions du siècle, témoin du combat que menèrent certains des plus grands esprits de notre temps contre l'illusion communiste, elle évoque son métier de sociologue, loin des engouements collectifs et des modes intellectuelles.

Elle raconte ses premiers pas dans la recherche académique au cours des années 1960, à l'heure où l'enseignement de la sociologie se réorganise, sa rencontre décisive avec Pierre Bourdieu et la rupture avec lui dans le climat de l'après-68, ses relations avec les figures qui ont marqué la sociologie française des dernières décennies, de Raymond Boudon à Alain Touraine.

Elle revient sur son oeuvre, des identités juives, des épreuves des immigrés et des chômeurs à la théorie de la citoyenneté, à laquelle nous empruntons sans le savoir des notions telles que la «communauté des citoyens» ou la «démocratie providentielle», passées dans le langage courant. Elle porte un regard sans concession sur la nature du pouvoir politique et sur la vie intellectuelle française. Le travail d'une vie.

Dominique Schnapper, une des grandes figures de la sociologie française, a été directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, membre du Conseil constitutionnel de 2001 à 2010, a reçu le prix Balzan en 2002. Elle a notamment publié Juifs et israélites (1980), La France de l'intégration (1991), La Communauté des citoyens (1994), La Relation à l'autre (1998), La Démocratie providentielle (2002), Une sociologue au Conseil constitutionnel (2010).

La revue de presse : Julie Clarini - Le Monde du 19 septembre 2013

Il a fallu qu'on l'y invite, voire qu'on l'y incite. Dominique Schnapper, membre du Conseil constitutionnel de 2001 à 2010, n'est pas réellement à l'initiative des Mémoires qu'elle signe cet automne. Ce sont une série d'entretiens menés par Giovanni Busino en 2005 - déjà publiés dans une revue savante -, puis par Sylvie Mesure et entre 2011 et 2012. Pas vraiment, donc, cet exercice solitaire, ce colloque singulier où l'âge se confronte à l'écoulement du temps. C'est que, de son propre aveu, le passé ne l'intéresse guère ; elle n'y pense jamais consciemment, même si elle dit savoir à quel point il l'a faite - " une forme de défense ", concède-t-elle. Le livre est à cette mesure, tout en retenue. Une discrétion qu'expliquent aussi bien ses bonnes manières et son éducation dans la grande bourgeoisie parisienne, que son ascendance : Dominique Schnapper, née en 1934, est la fille de Raymond Aron, une figure publique sur laquelle elle a toujours refusé de se confier. Même si on sent qu'elle doit à ce père une forme d'assurance intellectuelle et morale, ce statut de " fille de... " paraît l'avoir sans cesse gênée dans l'affirmation de son propre mérite. Mais la réserve qu'elle montre dans ces pages, c'est aussi une élégance qui lui est propre.

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