"Cela devient cher d'être pauvre" de Martin Hirsch chez Stock (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Cela devient cher d'être pauvre
Cela devient cher d'être pauvre — Le choix des libraires

Résumé

Dans le domaine de la pauvreté, il existe un gouffre spectaculaire, mais rarement exploré : celui de la double peine. Des loyers plus chers au mètre carré. Des tarifs d'assurance moins avantageux pour les chômeurs. La minute de téléphone plus coûteuse pour les petits budgets. Un accès à la santé menacé par des barrières financières plus hautes. Le gaz et l'électricité en constante augmentation. Un gouffre qui engloutit une bonne part du revenu des plus modestes et des aides sociales.

Prenant acte que les caisses sont désormais vides, l'auteur propose d'inverser la stratégie de lutte contre la pauvreté : réduire les coûts supportés par ceux qui ont moins, faire payer en fonction du revenu, restituer aux plus modestes les sommes importantes qui leur ont été subrepticement subtilisées et renforcer un revenu de solidarité active inachevé, plutôt que le démanteler. Les entreprises ont toute leur place dans cette nouvelle stratégie, comme le montrent des initiatives récentes pour diminuer le coût de l'alimentation infantile, des lunettes, de la réparation automobile, que ce livre propose de multiplier et développer à plus large échelle. Une stratégie offensive pour que les pauvres, mais aussi l'ensemble de la société, en aient davantage pour leur argent.

Martin Hirsch a été président d'Emmaüs France, puis haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Il préside l'Agence du service civique et copréside l'Action Tank Entreprise et Pauvreté. Son dernier livre, La Lettre perdue, les racines de l'engagement, a paru en 2012 chez Stock.

La revue de presse : Adrien de Tricornot - Le Monde du 17 octobre 2013

Chauffage, électricité logement, mutuelle de santé, assurance, crédits, communications : plus on a un budget serré, et plus l'on paie cher à l'unité consommée. Les coûts fixes, la prise en compte d'un risque de crédit ou d'assurance supposé plus fort pour les personnes modestes, le fait que les petites surfaces se louent plus cher au mètre carré que les grandes, etc., font monter la facture plus vite pour les pauvres. Inventeur du revenu de solidarité active (RSA), Martin Hirsch nous montre que, sur une année, un ménage avec un enfant, locataire d'un 70 m2 et ayant 1 540 euros par mois de ressources va, sans s'en rendre compte, payer 1 025 euros de plus de charges fixes diverses que le même ménage gagnant 3 300 euros et louant 90 m2...

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