"Misère et décadence des grandes écoles : confessions d'une khâgneuse atterrée" de Loriane Lafont chez Jean-Claude Gawsewitch éditeur (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Misère et décadence des grandes écoles
Misère et décadence des grandes écoles — Le choix des libraires

Résumé

Les confessions atterrées d'un petit soldat de l'élite éducative

«J'étais ce qu'on appelle un bon petit soldat - réglé, discipliné, organisé. J'ai fait mes classes, la tête haute et le pas assuré ; j'ai décroché des médailles : la mention «très bien» au baccalauréat et le droit d'entrée en classe préparatoire au lycée Henri IV, avec une seule idée en tête : intégrer l'École normale supérieure. [...]
Henri-IV est un excellent centre de formation : beaucoup de pression, de la concurrence, de la passion ; de gros effectifs- parmi les plus gros de France- bien rangés en ordre de bataille.»

Ancienne élève de classe préparatoire, Loriane Lafont dresse un état des lieux sans concession des phénomènes à l'oeuvre dans ces classes d'excellence, mais aussi ailleurs, dans de grandes écoles de commerce comme dans les meilleures de nos universités françaises : L'ESSEC, Science-Po Paris entre autres, sont concernés. Son témoignage est alarmant : les ordinateurs, venus remplacer les stylos et les cahiers, ont complètement changé la donne. La grande majorité des élèves surfe sur Internet à longueur de temps. Pas pour étudier mais pour faire les soldes en ligne, regarder des séries, et surtout être sur les réseaux sociaux.
Les cours n'ont plus aucune valeur : ils ne servent qu'à «intégrer» un maximum d'informations. Dans ces classes, soit disant réservées aux meilleurs (et surtout aux plus riches), l'éducation est devenue une marchandise : les cours sont des produits, les élèves des clients, les professeurs de simples fournisseurs d'accès, souvent remis en question. Le modèle commercial est aussi omniprésent que dévastateur dans les rapports humains. Et tout cela se passe à grande échelle dans des salles de classe ou des amphithéâtres pleins à craquer. Au nez et à la barbe de professeurs qui pensent avoir devant eux l'élite de la France. Si d'élite il s'agit, elle est bien mal en point.

Originaire de Toulouse, Loriane Lafont a 22 ans. Après l'obtention d'un Bac L mention «Très bien», elle intègre le lycée Henri IV en classe préparatoire littéraire où elle restera durant trois ans. Après deux échecs au concours de l'école normale supérieure de la rue d'Ulm, elle rentre finalement dans l'école tant convoitée pour un Master. Une expérience amère et éprouvante qu'elle raconte dans Misère et Décadence des grandes écoles en pointant du doigt tous les disfonctionnements du système.

Courrier des auteurs le 17/10/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Une jeune étudiante révoltée.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'impact des nouvelles technologies dans le monde de l'éducation et l'indexation de nos systèmes d'étude sur le modèle commercial.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Les élèves passent des heures de cours entières sur Facebook, à jouer à des jeux de guerre, à consulter leur boîte mail, à faire les soldes en ligne, voire à regarder des films - et le pire, c'est que tout le monde a l'air de trouver ça normal".

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Allumer le feu !

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Je voudrais déclencher une prise de conscience massive sur les mauvais usages de l'informatique et plus largement des nouvelles technologies dans le milieu scolaire. Je voudrais partager mon attachement à une école où les professeurs ne sont pas remplacés par des écrans.

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