"Azzedine Alaïa : le prince des lignes" de Laurence Benaïm chez Grasset (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Azzedine Alaïa : le prince des lignes
Azzedine Alaïa : le prince des lignes — Le choix des libraires

Résumé

«Couturier body liner, Azzedine Alaïa redéfinit la silhouette au fil d'une histoire affranchie de toutes les saisons. De son travail émane quelque chose de singulièrement extrême, austèrement érotique. Pas d'effet, ni de fioriture. Il sculpte des mouvements. Des voix. Toutes les voix des femmes, celle d'Arletty en tête, "ce mélange de la rue et d'une élégance de reine". L'empreinte d'un rythme. "La secousse", comme il dit.
Pour Azzedine Alaïa, l'art obéit au frémissement intérieur. L'important est d'abord et avant tout "que ça tourne autour du corps, de profil et de dos". De la nuque à la naissance d'une jambe, il recompose une leçon magistrale sur le corps dont il a fait sa page blanche, son tableau noir.»

L. B.

Après avoir collaboré au journal Le Monde, Laurence Benaïm a lancé en 2003 Stiletto, revue trimestrielle consacrée à la mode et à l'art. Elle est l'auteur chez Grasset de deux biographies cultes, Marie-Laure de Noailles (2001) et Yves Saint Laurent (2002), et, dernièrement, de Requiem pour Yves Saint Laurent (2010).

Courrier des auteurs le 18/01/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Laurence Benaïm, directrice du magazine Stiletto qui fête ses dix ans en 2013(www.stiletto.fr) Mariée, mère de deux enfants, née sous le signe du Sagittaire, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles. Écrit le matin, entre 5h30 et 7h30.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'énergie du corps, l'anatomie de l'époque selon Azzedine Alaïa, la manière dont ce couturier sculpteur célèbre le mouvement, sans jamais renier ses racines, je veux parler de Tunis, sa ville natale. Il ne s'agit pas d'une biographie mais d'un essai écrit à la première personne, nourri de sensations et d'émotions.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Il est l'Afrique qui a regardé l'Europe, l'Europe qui s'est épris des sortilèges de l'Orient. Il un double passeport tunisien et français. A ceux qui l'observent, il laisse la douceur et l'éclat d'un pays qu'il a quitté sans jamais cessé de lui appartenir, loin des mouches rodant autour des carcasses, des gâteaux en pyramide et de l'odeur mêlée du jasmin et des bomboloni, le vert de la sauge et le rouge des géraniums et des baisers qui font des marques sur les joues des enfants. Loin et si près des mots de Manou Bia, sa grand mère maternelle, dont les bras lui servaient d'oreiller : «Si tu rencontres un président ou un roi, fais toujours preuve de respect, mais ne soit jamais impressionné.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La messe en si mineur de Bach remixée sur un rythme arabo andalou, avec Joséphine Baker en guest diva. Ou Shakira chantant "J'ai deux amours".

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'émotion de la création, d'un homme qui est resté fidèle à ses obsessions, son amour des femmes que magnifie la rétrospective organisée au Palais Galliera cet automne.

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