"La passion" de Jeanette Winterson chez Ed. de l'Olivier (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La passion
La passion — Le choix des libraires

Résumé

«Quelque part entre la peur et la volupté il y a la passion. Le chemin qui y mène est abrupt, et le retour bien pis.»

Quand Henri, jeune soldat au service de Napoléon Bonaparte, échoue dans l'enfer blanc de la campagne de Russie, son adoration pour l'empereur se change en cuisante désillusion.
Pendant ce temps, à Venise, Villanelle mène une vie bien singulière : elle se travestit en homme, triche au casino, et aime en secret une mystérieuse Dame de pique, qui lui vole littéralement son coeur... C'est à Moscou que les chemins de Villanelle et d'Henri vont se croiser, point de départ d'un périple à travers l'Europe et de leur apprentissage amoureux. Entre eux se noueront les fils de la passion. Ils n'auront désormais qu'un seul but : retrouver le coeur de la jeune femme.

Aventure exaltante sur «le jeu, la folie et l'extase androgyne» (Edmund White), La Passion confirme l'incroyable talent de conteuse de Jeanette Winterson. Écrit en 1987, ce récit enchanteur, hommage aux textes d'Oscar Wilde et de Virginia Woolf, est devenu un classique de la littérature contemporaine.

Née en 1959 à Manchester, Jeanette Winterson fut saluée dès son premier roman Les oranges ne sont pas les seuls fruits (L'Olivier, 2012). Son autobiographie Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? a rencontré un immense succès public et critique (Prix Marie-Claire 2012).

Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe. Édition révisée.

«Le style Winterson est là. On ne finirait plus de citer les phrases bien tournées cernant au plus près l'émotion, le sentiment, le fait.»
Bruno Corty, Le Figaro littéraire

«Un auteur majeur, immédiatement reconnaissable dans sa sobriété et sa précision.» Josyane Savigneau,
Le Monde des Livres

Le choix des libraires : choisi le 04/11/2013 par Gilles Million de la librairie L'USAGE DU MONDE à STRASBOURG, France

Gilles Million recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com

La revue de presse : Bernard Quiriny - Le Magazine Littéraire, novembre 2013

La Passion a pour décor l'Europe du début du XIXe siècle, celle des campagnes napoléoniennes, et mêle cet arrière-plan historique à des éléments de pastiche et de fantastique. Surtout, ce roman inclassable et ensorcelant fait signe vers d'autres oeuvres littéraires, notamment Orlando de Virginia Woolf...
En dépit de sa brièveté, La Passion est un roman d'une grande richesse, où tout semble avoir été pensé et posé au bon endroit, tels les fragments d'une mosaïque...
On voit que La Passion est un terrain d'investigation rêvé pour les amateurs d'analyse littéraire et d'intertextualité. Mais ce beau roman peut aussi se lire «à la surface», en profitant de son atmosphère énigmatique et légèrement fantastique, tissée de légendes et d'images, avec un humour discret qui, comme le relevait Christine Reynier dans une des premières études en français sur l'oeuvre de Jeanette Winterson, fait un peu penser à certains films de Peter Greenaway, comme Le Cuisinier, le Voleur, sa Femme et son Amant. Ce récit envoûtant mérite qu'on s'y perde, et qu'on se laisse abuser par les histoires trompeuses de ses personnages...

La revue de presse : Nathalie Crom - Télérama du 9 octobre 2013

Des échos mêlés des Evangiles et de l'Orlando de Virginia Woolf, de Shakespeare aussi bien sûr, se font entendre au fil de l'histoire nerveuse, déliée, mutine, hautement sophistiquée que Jeanette Winterson fait avancer sans temps morts, à coups de scènes poétiques ou triviales toujours saisissantes, sa plume comme trempée dans le vif-argent. Avec Henri et Villanelle, on voyage de la Manche à l'Italie, jusqu'à Moscou, on arpente la lagune, on affronte la violence barbare de la guerre, l'obscurité anxiogène des nuits sans lune, la trouble attraction du jeu, les extases et les dévastations, l'enivrement et les errements que génèrent la passion, l'adoration intense et irraisonnée. Comme l'indique le titre du roman, c'est sur elle, sur sa puissance transcendante et ses ambiguïtés, que médite ici Jeanette Winterson - sur la sanctification et son revers indissociable, la damnation.

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