"Nouons-nous" de Emmanuelle Pagano chez P.O.L. (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Nouons-nous
Nouons-nous — Le choix des libraires

Résumé

L'amour plus des copeaux de bois, du produit pour les vitres, une clochette, du shampoing, des oiseaux, des écharpes, des appareils photos, des ponts, des cordes, un vélo, des instruments de musique, une canne à pêche, des brosses à cheveux, des fusils de chasse, des livres, des gélules, du carton, des lampes, des agates, des élastiques, une malle, des fruits, des lentilles de contact, des échantillons, des bateaux, des pansements, de la peinture, des arbres, des agendas, un mouchoir en tissu, du liquide vaisselle, des box, du scotch, des ballons, du savon, des soldes, une mouillette, des connexions internet, des marées, des archives, des paquets cadeaux, une pince à épiler, du mica, des mains courantes, des trams, un faon, des maquettes, un vaporisateur d'eau, des cours de médecine, des montres, des coussins brodés, des plumes, des clés, un chat, du sel, des écorces, des poupées, une émeraude, des avions, un foulard, des fleurs, des manèges, des téléphones, des crayons de couleurs, des boîtes aux lettres, une fève, des tatouages, des télés, des cartes, des miroirs, un kit de couture, des mathématiques, des chaussures, des poissons, des valises, des jeux de société, un éboulis de pierre, des bouchons auriculaires, des carnets, des bocaux en verre, des calendriers, des pantins, une table de mixage, des grains de sable, du yoga, des poids en laiton, des éclairages automatiques, un aspirateur, des trains, des fagots, des éoliennes, des insectes, et une pelote de fil.

Le choix des libraires : choisi le 06/11/2013 par Sophie Dullin de la librairie L'ÉCHAPPÉE BELLE à SÈTE, France

Sophie Dullin recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com

La revue de presse : Marine Landrot - Télérama du 6 novvembre 2013

Son magnifique dernier roman, Un renard à mains nues, nous laissait sur le bord d'une route dangereuse mais pleine de promesses. Depuis, nous attendions qu'elle repasse nous prendre, pour un bout de chemin ensemble. La revoilà, toujours endurante, sûre et sensible. Emmanuelle Pagano fait partie de ces êtres délicats, à vif, en quête de l'émotion juste, dont les écrits comblent toujours plus...
Chaque séquence tient du mantra qu'on a envie d'apprendre par coeur, pour se sentir accompagné. C'est cela, Emmanuelle Pagano est une accompagnatrice.

La revue de presse : Xavier Houssin - Le Monde du 31 octobre 2013

Ce sont à chaque fois comme des témoignages. De très courts récits à la première personne glanés dans le champ amoureux. Emmanuelle Pagano s'ouvre aux hasards des rencontres. Aux énervements du désir, aux grands calmes de la paix trouvée à deux. Elle traverse les silences pesants. S'arrête aux ruptures, aux séparations, aux abandons. Il y a ceux qui se quittent parce qu'ils ne comprennent plus ce qui leur arrive. Qui réalisent qu'ils ont fait fausse route. Il y a ceux qui restent malgré tout. Et aussi ceux qui meurent. Paroles de femmes et d'hommes. Chaque texte est une confidence, un secret de chiffon, déplié, révélé. Une presque-honte tant les faits sont intimes, tant ils sont minuscules...
" Ce n'est pas seulement besoin de tendresse, c'est aussi besoin d'être tendre pour l'autre : nous nous enfermons dans une bonté mutuelle, nous nous maternons réciproquement ; nous revenons à la racine de toute relation, là où besoin et désir se joignent ", écrivait Roland Barthes dans ses Fragments d'un discours amoureux (Seuil, 1977). Essai de cheminements dans la broussaille du sentiment. Emmanuelle Pagano se retrouve dans un semblable exercice d'exploration. Mais elle se tient sur le versant de la sensation. Elle donne chair au langage.

La revue de presse : Eric Loret - Libération du 10 octobre 2013

Au début, on croit que c'est une femme qui évoque un homme, en alternance avec l'homme qui parle de la femme. Comment ils se sont rencontrés, parfois quittés, couleurs et odeurs, gestes et observations : «sous la douche, l'eau tombante redessine sa colonne vertébrale» - ou misères de la vie quotidienne. Mais on s'aperçoit vite qu'il y a aussi des femmes entre elles, des hommes en couple, avec enfants, pas d'enfants, des jeunes, des vieux...
Le titre ne ment pas. Ce n'est pas un inventaire des lieux érotiques, un dénouement, une -logie, sémio ou psycho. Au contraire, c'est la confusion, on est les uns sur les autres, l'écriture, la mémoire, le fantasme, le banal tout ensemble. Et ce n'est pas triste. Certains moments confinent au rêve...
Pagano cherche à saisir comment l'amour (pas le désir, ce discours des années 70, mais plutôt le lien), imbibe la matière quotidienne, comment l'un rentre dans l'autre («j'ai cru qu'il était près de moi, que sa main était dans ma nuque»)...

La revue de presse : Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 6 octobre 2013

Elle n'a pas intitulé son recueil de fragments : "Aimons-nous". Se nouer et s'aimer ne marchent pas forcément de concert. On peut se nouer sans s'aimer, s'aimer sans se nouer, se dénouer et s'aimer. Ainsi va la vie des hommes et des femmes, depuis la nuit des temps. Alors "nouons-nous" car il s'agit de l'amour ordinaire. C'est concret. C'est banal. C'est ambigu. L'écriture saisit au lasso un moment essentiel du quotidien pour rapporter un bout de corps sentimental...
On assiste à une agonie de battements de coeur ou à l'envol d'une rencontre à un moment perdu. Emmanuelle Pagano écrit de manière directe. Petites fléchettes au coeur de la cible...
Ça va marcher, ça ne va pas marcher. Entre eux, c'est entre eux deux. Une alchimie inconnue. On peut devenir autre sous le regard de l'autre

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