"Eléonore" de Colette Lambrichs chez la Différence (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Eléonore
Eléonore — Le choix des libraires

Résumé

Bruxelles, ville provinciale, métropole européenne, est un noyau qui fermente. Ici, le noyau devient un noeud. Entre les fils mêlés de cette pelote mobile, Éléonore a joué sa vie.
Comédienne, elle aura joué tout, mais elle l'aura joué à tour de rôle. Avant de quitter la scène, partagée entre tant de points cardinaux, tant de forces contraires, telle Bruxelles, Éléonore affronte le dernier acte avec ceux qui l'entourent et face à ceux qu'elle aime, en organisant le théâtre d'une représentation finale. L'actrice désire voir, à son tour, le spectacle de la comédie que chacun joue naturellement, croit-il, elle qui sait que rien n'est naturel. Qui tire les ficelles et les fils de la pelote ? Chacun ? Personne ? Éléonore, la comédienne qui n'a pas même entendu le secret de son propre nom : Elle est au nord.

JACQUES BELLEFROID

Colette Lambrichs est née à Bruxelles qu'elle a quittée en 1972. Directrice littéraire aux Éditions de la Différence depuis 1976, elle a publié quatre recueils de nouvelles, Tableaux noirs, Histoires de la peinture, Doux Leurres, Logiques de l'ombre et un roman, La Guerre.

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 19 septembre 2013

De ce petit roman émane un charme troublant. Il y est question d'une famille, avec ses non-dits et ses rancoeurs, mais aussi d'art, de théâtre, de littérature, de chanson, 
de cuisine. Et tout autant de Bruxelles, ville de l'enfance et de l'adolescence de Colette Lambrichs. La métropole de bric et de broc propice au romanesque, en laquelle tout cela vient à se fondre. Au point qu'il apparaîtrait inconcevable d'imaginer ailleurs un tel récit. L'écriture 
se présente en l'espèce comme indissociable de la ville...
À l'image de Bruxelles, restituée dans la crudité et parfois le mauvais goût de ses contrastes, le roman dégage ainsi une impression mélangée de chaleur 
et d'acidité, de sublime et de kitsch. Son écriture, tour à tour neutre et enflammée, donne au récit une allure bigarrée de constat clinique et de charge à l'eau-forte. C'est la forme même de la ville qui transparaît dans 
ce récit d'une formidable vitalité.

La revue de presse : Xavier Houssin - Le Monde du 3 octobre 2013

C'est tendre, grave. Vif. Drôle et indulgent. Avec Bruxelles en permanent décor, Colette Lambrichs a ciselé une petite tragi-comédie des existences. Le beau mélange des genres...

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