"Manuel El Negro" de David Fauquemberg chez Fayard (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Manuel El Negro
Manuel El Negro — Le choix des libraires

Résumé

Tout part du chant. Dans les barrios gitans d'Andalousie, le flamenco se transmet comme une seconde nature. Quand on ne chante pas, on se raconte entre gens entendus les grands créateurs d'autrefois, leurs styles, leurs mille et une histoires. Vivent ceux qui savent. Lorsque surgit la grâce, on la reconnaît aussitôt. Un soir aura suffi à Manuel El Negro pour entrer dans la légende. L'écho de sa voix retournait l'âme. Moi, je l'accompagnais. J'étais son guitariste, dans l'ombre toujours. Notre amitié, tissée autour du chant, c'était un rêve partagé. Mais les Gitans le savent : l'art ne se commande pas. Y consacrer sa vie, c'est prendre tous les risques.

Mémoire d'un peuple, le flamenco est plus qu'une musique : un art de vivre, une vision enchantée du monde, nourrie des milliers de vers anonymes hérités de la tradition. Confrontant ses personnages romanesques à des figures bien réelles de ce mundillo dans lequel il s'est longuement immergé, David Fauquemberg réinvente cette «langue flamenca», sa poésie, ses révoltes, l'intense émotion qui l'anime.

David Fauquemberg est l'auteur de Nullarbor (Hoëbeke, 2007, prix Nicolas-Bouvier) et de Mal tiempo (Fayard, 2009, prix Millepages).

Né en 1973, David Fauquemberg vit dans le Cotentin. Après des études de philosophie, il enseigne quelque temps puis il prend la tangente. Années de voyage - Cuba, Patagonie, Laponie, Andalousie, Californie, Europe de l'est, Atlantique à la voile... Il séjourne deux ans en Australie ; un périple tragique dans l'ouest de l'île-continent lui inspire son premier récit, Nullarbor, paru en 2007 chez Hoëbeke (Coll. «Etonnants Voyageurs») et en édition de poche chez Folio en mai 2009. Nullarbor a reçu le Prix Nicolas Bouvier 2007, a été élu parmi les 20 Meilleurs livres 2007 Lire/RTL et les 10 Meilleurs livres 2007 de la revue Technikart.
Aujourd'hui écrivain et traducteur, David Fauquemberg est en outre grand reporter pour la revue XXI et le magazine Géo.

La revue de presse : Marine de Tilly - Le Point du 17 octobre 2013

Pourquoi le lire ? Parce que le flamenco n'est pas une danse, un chant, un art, une tradition, une culture, une discipline, une langue. Non. Le flamenco est un rêve, c'est un roman. Il n'y avait rien à inventer, il y avait juste à raconter. Il était temps que quelqu'un s'en charge, par-delà les Pyrénées. C'est chose faite, et si bien faite. Parce que tout le feu du flamenco tient dans ce roman : el toque (la guitare de Melchior), el cante (la voix de Manuel), el baile (la danse de Rocio, avec ses coups de talons furieux, son corps tendu, ses mains comme deux oiseaux). Et parce que la langue de Fauquemberg est comme la musique qu'il raconte, elle frappe, secoue, bouleverse. Elle donne du sens et de la vie.

La revue de presse : Julien Bisson - Lire, septembre 2013

Manuel El Negro : avec lyrisme, David Fauquemberg ressuscite la magie et la détresse des nuits andalouses. De livre en livre, David Fauquemberg poursuit sa route aux côtés des damnés de cette terre, de ces hommes rêches mais sensibles, fracassés par une vie trop dure pour eux. Après les coups et les bosses des boxeurs cubains dans Mal tiempo, le voici plongé cette fois dans un univers de braises et de mots : celui des chanteurs de flamenco, ces vagamundos éternels grandis au sein de l'âme gitane...
Dans une langue typiquement flamenca, qui épouse le mouvement heurté et les sonorités lancinantes des nuits ibériques, l'auteur de Nullarbor signe une épopée fiévreuse, faite de gloire, de déchéance et de rédemption. Un conte aux accents poétiques, qui sonne comme un hommage appuyé à ces hommes et ces femmes...
Sa propre maîtrise du compás est la promesse d'un festin littéraire, à savourer au son des mélopées de Terremoto de Jerez ou de Paco de Lucía.

La revue de presse : Nils C. Ahl - Le Monde du 3 octobre 2013

Ni guitariste ni Gitan, David Fauquemberg a véritablement joué la musique qui le passionne en composant " Manuel El Negro "...
Malgré un important travail documentaire, ce texte fiévreux, habité, n'a rien d'un essai ethnologique ou musical. Il se glisse entre le rêve et la réalité. Un territoire d'émotions communes, tangibles, réelles, à l'image de la musique des Gitans d'Andalousie (dont la représentation romanesque avant Manuel El Negro se cantonnait à des scènes de genre ou de détail). David Fauquemberg voulait " jouer le flamenco " avec ce livre ; il en livre une interprétation qui pleure et qui rit, enivrante et saisissante.

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