"Précipitation en milieu acide" de Pierre Lamalattie chez l'Editeur (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Précipitation en milieu acide
Précipitation en milieu acide — Le choix des libraires

Résumé

Pierre a la quarantaine lasse et une circonspection grandissante face a la vacuité de son quotidien : sa femme Béné qui s'adonne au coaching, son boulot de consultant en passe de devenir collaborateur externe à Right-ln-The-Middle-Consulting, les Pontgibaud qui viennent dîner trois fois par semaine, le brochet du réveillon, les vacances à Villefranche-de-Rouergue, bref un ennui profond. Il observe avec beaucoup d'humour et de distance l'évolution corrosive de notre société, le monde du travail, son organisation, les restructurations industrielles, le harcèlement, la fiscalité, le management tous azimuts. Seules respirations, rares, secrètes mais décisives : le cours d'écriture du mardi soir, Bernard et son chien sur le Champs-de-Mars, un beau ciel gris dans Paris, et puis, il y a Hellen...

En filigrane, c'est votre histoire, la nôtre, aussi profondément personnelle que désespérément commune, celle du conflit intérieur d'un homme à la fois noyé dans la société contemporaine et ses impasses et sans cesse rappelé à son désir ardent d'accéder à la beauté et au sublime, à son aspiration à être.

«Une sorte de réaction chimique était enclenchée. Quelque chose que je qualifierais de précipitation.»

L'auteur

Après avoir travaillé comme médiateur social, Pierre Lamalattie se consacre à la peinture depuis 1995 et expose régulièrement ses oeuvres. Son très remarqué 121 curriculum vitae pour un tombeau est d'ailleurs né de son exposition de portraits intitulée 121 curriculum vitae d'hommes et de femmes de notre temps, regroupés à la sortie du premier roman, en 2011 chez l'Éditeur, dans un ouvrage : Portraits. 121 curriculum vitae pour un tombeau, son premier roman, a été salué par le public et la critique, qui a souligné la qualité et la singularité d'une écriture marquant la naissance d'un véritable écrivain. Ce livre fait partie des quinze mis à l'honneur par le Festival du premier roman de Laval 2013.

La revue de presse : Jérôme Dupuis - L'Express, septembre 2013

Pierre Lamalattie vient d'inventer un nouveau genre littéraire : le vaudeville d'entreprise. Les portes claquent, lorsque le "héros", un HEC flegmatique, est licencié, et les maris sont trompés par des "consultants en outplacement" entre deux "présentations PowerPoint". Les décors et les costumes sont de Gérard Lauzier -on se croirait dans les tours de la Défense de La Course du rat, cette satire du cadre stressé excellemment adaptée au cinéma avec Christian Clavier. Et, à la fin, le public, qui a plutôt passé un bon moment, applaudit.

La revue de presse : Fabrice Pliskin - Le Nouvel Observateur du 26 septembre 2013

Pour Lamalattie, un roman est d'abord une malicieuse ascèse, un exercice de réalisme rédempteur destiné à fixer la poésie âpre ou burlesque de la vie contemporaine...
Lamalattie, qui ne répugne pas aux caricatures, est à son meilleur quand il décrit par le menu la restructuration industrielle du Cidre gaulois, une entreprise en mal de repreneur. Car «il faut coller à la réalité humaine du terrain», comme dit l'un de ces managers bouffons que l'auteur ne se lasse pas de croquer. Presque un art poétique.

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