"Schproum : roman avorté et récit de mon mal" de Jean-Yves Cendrey chez Actes Sud (Arles, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Schproum
Schproum — Le choix des libraires

Résumé

Le point de vue des éditeurs

En janvier 2012, alors qu'il travaille à un nouveau roman, Jean-Yves Cendrey se voit soudain affecté de troubles physiques aussi intenses que persistants qui l'obligent à abandonner l'ouvrage en cours. Tandis que les médecins demeurent impuissants à délivrer un diagnostic, l'écrivain, incarcéré dans un corps souffrant inédit, affronte l'angoisse de se voir irrémédiablement glisser vers le néant. Mais, au terme de maintes épreuves, il débusque son invisible agresseur, lequel n'est autre que notre univers saturé d'ondes électromagnétiques. Contraint d'assumer son nouveau statut de "sujet électrosensible", il rejoint ainsi la cohorte de ces sacrifiés dont la pathologie fait l'objet, de la part de nos sociétés, d'un persévérant déni.
Récit tétanisant d'une année de confiscation d'existence dans la vie d'un individu, ce témoignage d'intervention et de combat où Jean-Yves Cendrey convoque avec éclat la littérature enfin reconquise donne à comprendre, de l'intérieur, la nature profonde de la potentielle catastrophe sanitaire que favorise la complaisance des pouvoirs publics envers le lobby des ondes. Et révèle l'exorbitant tribut payé à la modernité et à la loi du profit par d'embarrassants patients chez qui s'incarne la nouvelle forme de maltraitance qui menace le corps collectif de la communauté humaine.

Né en 1957 à Nevers, Jean-Yves Cendrey vit actuellement à Berlin. Après avoir publié, depuis 1988, une quinzaine d'ouvrages, aux éditions POL puis aux éditions de l'Olivier, il a rejoint Actes Sud pour ses deux derniers romans : Honecker 21 (2009) et Mélancolie vandale (2012).

La revue de presse : Eric Chevillard - Le Monde du 17 octobre 2013

Schproum, terme d'argot à peu près synonyme de barouf, s'emploie surtout (quoique rarement, il faut bien le dire) dans l'expression " il va y avoir du schproum ". C'est une des spécialités de Jean-Yves Cendrey, on se souviendra par exemple de Corps ensaignant (Gallimard, 2007). Mais ses qualités de cogneur doivent beaucoup à la pointe acérée de son humour traîtreusement enfouie dans le gant de boxe. Il en fait preuve encore dans ce livre dévasté, pourtant, que le lecteur voit naître, puis imploser et se reconstruire sur ses ruines.

La revue de presse : Odile Benyahia-Kouider - Le Nouvel Observateur du 26 septembre 2013

Dans «Schproum», l'anar poétique est son propre cobaye. Avec son style truculent, le pourfendeur de la monstruosité ordinaire interroge les pouvoirs publics sur leur manque de réactivité et ses contemporains sur le monde qu'ils ont bâti. Chacun veut avoir accès à la technologie, sans en mesurer les conséquences...
Jean-Yves Cendrey n'a jamais milité dans une association ni un parti politique. D'ailleurs il ne vote plus depuis longtemps. Ces mois de souffrance n'ont nullement altéré sa lucidité et sa capacité de révolte. C'est la première fois qu'un écrivain français s'intéresse aux ondes. Son témoignage mérite d'être pris au sérieux.

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