"Camus" de Raymond Gay-Crosier ,Agnès Spiquel-Courdille chez Herne (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Albert Camus
Albert Camus — Le choix des libraires

Résumé

Ce Cahier offre au lecteur un parcours très éclectique autour de Camus, et vise à proposer des éclairages originaux sur la vie de Camus, sur ses oeuvres - roman et théâtre -, sur sa pensée et sur ses engagements.

Dirigé par Raymond Gay-Crosier et Agnès Spiquel-Courtille.

La revue de presse : Gilles Heuré - Télérama du 23 octobre 2013

A travers sa correspondance, ses romans, carnets et pièces de théâtre, c'est la figure même de l'intellectuel engagé qui apparaît dans ce Cahier de L'Herne. Une somme impressionnante...
En suivant la chronologie de ses écrits, on ne peut que constater à quel point les thèmes qu'il aborde demeurent d'actualité : ses articles de 1939 sur la misère en Kabylie et sur le rôle de la presse, ses réflexions sur l'écriture, et toujours son regard inquiet, celui qu'il convient de porter sur tel ou tel événement. Ce Cahier propose aussi de jolis moments.

La revue de presse : Philippe Lançon - Libération du 19 septembre 2013

Que serait la vie amoureuse des grandes âmes sans les cafés ? Un jour, Albert Camus entre dans l'un de ces établissements où sont assis Olivier Todd, son futur biographe posthume, et sa jeune femme. Todd : «Camus arrive au comptoir et regarde ma femme en la déshabillant des yeux. Je dis tout haut : "Mais il se prend pour qui, ce con ?", espérant qu'il m'entende. Mon ami me dit : "Il se prend pour Albert Camus."»...
D'autres joyaux ornent ces Cahiers qui balaient le champ camusien : extraits des correspondances avec son instituteur, Louis Germain, et avec Jacques Heurgon, professeur de latin à l'Université d'Alger et coresponsable des Décades de Pontigny. En octobre 1937, Camus rejoint son poste d'enseignant à Sidi Bel-Abbès, mais qu'il va aussitôt quitter. A Heurgon, il écrit : «Je ne sais comment vous dire. Lorsque le soir, dans ma chambre d'hôtel, je me suis vu là, avec 9 mois à passer, devant une certaine forme de vie qui est celle que je hais le plus, je me suis senti sans forces. Je suis encore resté le dimanche matin. Je savais bien que ce poste représentait pour moi une chance exceptionnelle - que j'avais des besoins très urgents et que de toute façon c'était à peu près ce que j'avais choisi [...]. Mais là, je n'ai pas pu. Dix minutes avant le départ du train d'Alger, j'ai fait ma valise et me suis littéralement enfui.»

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