"Fiançailles" de Chloe Hooper chez Bourgois (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Fiançailles
Fiançailles — Le choix des libraires

Résumé

Venue d'Angleterre, Liese Campbell travaille dans une agence immobilière à Melbourne. Afin de rembourser ses dettes, elle a pris l'habitude de retrouver Alexander, un riche homme d'affaires, dans des appartements en location, pour s'adonner à des jeux érotiques rémunérés. Alexander ne sait rien du double jeu de Liese, qui commence quant à elle à éprouver un certain malaise par rapport au rôle qu'elle s'est façonné, qui l'oblige à mythifier son passé et à redoubler de prudence. Résolue à quitter l'Australie, elle accepte toutefois la proposition d'Alexander de passer un week-end dans sa grande propriété au milieu du bush. Mais rien ne se passera comme elle l'avait imaginé...

«Comme dans les meilleurs romans de Patricia Highsmith, on ne sait pas clairement si un crime a été commis. L'une des grandes qualités de ce roman tient justement au fait que sa relecture ne résout pas tout mais instille au contraire davantage de doute. Fiançailles nous rappelle l'immense pouvoir de la fiction.» The Gardian

«Un thriller psychologique complexe qui s'inscrit dans la lignée de Jane Eyre et Rebecca. [...] Puissamment érotique.» The Independant

Le choix des libraires : choisi le 12/10/2013 par Marylin Anquetil de la librairie MOLLAT à BORDEAUX, France

Liese passe d'architecte à agente immobilière à... prostituée. Quand on a des dettes et que l'on veut à tout prix repartir de zéro, tous les moyens sont bons, surtout lorsqu'un seul client lui suffit à se sortir de son gouffre financier. Pour le remercier ou tout simplement pour partager un dernier moment en sa compagnie, elle accepte de passer un week-end dans sa grande maison perdue dans le bush australien. Elle s'apercevra bien vite de sa folie lorsque le fantasme de son client sera de l'épouser afin de la sauver d'une vie qu'elle s'est inventée.

La revue de presse : Philippe Lançon - Libération du 24 octobre 2013

«Combien de fois sent-on que le désir qui vous envahit vient masquer le fait qu'on n'ait rien à se dire ?» Assez souvent pour avoir envie de continuer à se taire. Le désir, c'est alors fait pour ça : prolonger un silence moins produit par la liberté que menacé par l'ennui. Mais le contraire peut être vrai : le désir vient masquer le fait qu'on aurait beaucoup trop à dire. Liese Campbell, une jeune Anglaise en Australie, se pose ce genre de question en traversant ce qui précède le bush, dans la voiture d'Alexander Colquhoun, le type qu'elle désire et qui la paie pour qu'ils fassent certaines choses...
Liese est venue pour jouer un rôle, mais le décor lui échappe, donc elle le joue mal - à moins qu'elle le joue trop bien. On pense au Limier, de Mankiewicz : jeux de désirs, jeux de souvenirs, jeux de miroirs.

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